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Turquie : Un attentat déjoué à Ankara




La police turque a désamorcé vendredi une bombe dans une rue fréquentée de la capitale Ankara, à une centaine de mètres du quartier général d'une force de police antiémeutes, rapporte l'agence de presse turque Anatolie.
L'engin, composé de 3,5kg de plastic, était comparable à ceux utilisés dans le passé par les séparatistes kurdes, selon la chaîne de télévision CNN-Turk. La police n'a pas commenté ces informations.
Par ailleurs, des séparatistes kurdes présumés ont ouvert le feu sur un convoi militaire dans le sud-est du pays, jeudi soir, blessant cinq soldats, selon Anatolie. Les tirs d'armes à longue portée ont eu lieu dans la ville de Yuksekova, proche de la frontière irakienne.
Cette attaque et la découverte de la bombe surviennent alors que la police turque est en état d'alerte, craignant des violences des séparatistes kurdes à l'approche du 15 août, date anniversaire de leur première attaque contre des cibles turques en 1984.
A rappeler, par ailleurs, que le transit de pétrole sur un oléoduc reliant l'Irak à la Turquie, endommagé par un sabotage des rebelles kurdes dans le sud-est turc, a repris après que l'incendie qui le ravageait eut été éteint, a-t-on indiqué de source officielle turque.
" Les flammes ont été éteintes et le flux a repris ", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la compagnie publique de distribution de pétrole et de gaz BOTAS.
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène depuis 26 ans des actions armées pour obtenir l'autonomie du sud-est de la Turquie, à majorité kurde, a revendiqué l'attentat visant l'oléoduc, a rapporté l'agence pro-kurde Firat.
L'attentat, survenu mardi, a endommagé l'oléoduc à la hauteur de la ville de Midyat, dans la province de Mardin, provoquant un incendie qui a tué deux personnes qui circulaient dans leur automobile au moment de la déflagration.
Le PKK a affirmé que ces personnes étaient mortes dans un accident de la route et non pas à cause de l'attaque, selon Firat.
L'oléoduc, long de 970 kilomètres, relie Kirkouk, zone pétrolière du nord de l'Irak, au port de Ceyhan, sur la côte méditerranéenne turque, d'où le brut est embarqué sur des pétroliers en direction des marchés mondiaux.
L'oléoduc est constitué de deux tuyaux parallèles et permet aux autorités de changer de conduit lorsque l'un d'eux est endommagé.
Le PKK a déjà pris cet oléoduc pour cible à plusieurs reprises. Ses militants ont multiplié les attaques et attentats meurtriers en Turquie après l'annonce, en mai, par leur leader emprisonné Abdullah Ocalan, qu'il renonçait à dialoguer avec le gouvernement.

Libé
Samedi 14 Août 2010

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