Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Tunisie : Le partage du pouvoir




Est-ce que la Tunisie est en train de réussir là où d’autres pays du Printemps arabe s’enfoncent dans l’instabilité avec son cortège de drames, de morts et de blessés.
Les Tunisiens ont eu le courage d’initier le mouvement des indignés et de chasser le despote Ben Ali et son égérie Leila Trabelsi. Après quelques incidents, ils semblent avoir transcendé leurs divergences politiques pour décider de se mettre d’accord afin de diriger le pays pendant une période transitoire, le temps que l’Assemblée constituante met en place les nouvelles structures de l’Etat tunisien. Ce qui est considéré comme la deuxième République tunisienne empreinte de liberté, de justice et de dignité.
Les premières élections libres organisées après l’ère Ben Ali pour désigner l’Assemblée constituante  ont donné un avantage  aux islamistes d’Annahda avec 89 voix  sur 217.
Comme affirmé à plusieurs reprises par Guennouchi, le leader islamiste, Annahda ne veut pas le pouvoir pour lui en Tunisie et n’entend pas revenir sur les acquis des femmes.
Pour démontrer ses bonnes intentions, le parti islamiste s’est mis en retrait par rapport à la constitution de la nouvelle direction provisoire du pays.
Ainsi d’après un accord tripartite entre les partis en tête des dernières élections,  la présidence du pays revient au Dr Moncef Merzouki, chef du CPR, parti de gauche longtemps en exil en France. Un autre leader de la gauche, Mustapha Ben Jaafar, Ettakatoul, se voit confier la présidence de l’Assemblée constituante, alors que Hamadi Jebali d’Annahda est nommé Premier ministre.
En somme, c’est la bonne entente !
L’équipe dirigeante restera en place pendant la durée des travaux de l’Assemblée constituante qui aura à mettre en place les nouvelles structures de la nouvelle Tunisie. C'est-à-dire, former un nouvel exécutif et rédiger la nouvelle Constitution du pays. Les travaux de l’Assemblée constituante devront être sanctionnés  dans une année par des élections générales.
Une fois encore, la Tunisie, parmi les initiateurs du Printemps arabe, est en train de donner le bon exemple comparativement à ce qui se passe en Egypte, au Yémen, en Syrie et dans une moindre mesure en Libye qui tarde à mettre en place ses structures étatiques.

Youssef BENZAHRA
Vendredi 25 Novembre 2011

Lu 1877 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs