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Trump lance un avertissement clair à Pyongyang

Courant 2016, la Corée du Nord avait effectué deux essais nucléaires et lancé plusieurs missiles




Séoul a jugé mardi que le président américain élu Donald Trump avait adressé à la Corée du Nord un "avertissement clair" en balayant ses revendications de progrès quant à son programme nucléaire balistique.
"La Corée du Nord vient d'affirmer qu'elle en était aux dernières étapes du développement d'une arme nucléaire capable d'atteindre le territoire américain", a déclaré lundi Donald Trump dans un de ses désormais traditionnels tweets nocturnes: "Cela n'arrivera pas !", a-t-il cependant aussitôt ajouté.
Ce message représentait une réponse directe aux déclarations du Nouvel An du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, qui a affirmé que son pays en était "aux dernières étapes avant le lancement test d'un missile balistique intercontinental".
Le numéro un nord-coréen a également déclaré que son pays avait renforcé de manière significative son arsenal nucléaire cette année.
Washington a maintes fois promis qu'il ne permettrait pas que la Corée du Nord devienne un Etat nucléaire mais Donald Trump n'avait jamais fait clairement connaître sa position sur le sujet.
"Le message du président élu Trump est important car il s'agit de sa première mention du programme nucléaire nord-coréen et peut être considéré comme un avertissement clair", a déclaré à la presse Cho June-Hyuck, porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.
Pour lui, la politique américaine envers la Corée du Nord va rester en grande partie inchangée. "Leur position sur la nécessité de sanctions contre la Corée du Nord demeure inébranlable".
La Corée du Nord est désormais "une puissance militaire de l'Orient que même le plus puissant des ennemis ne pourra toucher", avait lancé Kim Jong-Un. Les Etats-Unis doivent "prendre la décision ferme de cesser leur politique anachronique d'hostilité envers la Corée du Nord".
Courant 2016, Pyongyang a mené deux essais nucléaires et lancé plusieurs missiles dans le cadre de sa quête permanente visant à se doter de la capacité à porter le feu nucléaire sur le sol américain.
Les analystes sont divisés quant aux capacités nucléaires réelles de la Corée du Nord, précisément parce qu'elle n'a jamais réussi à lancer avec succès un missile balistique intercontinental.
Mais tous sont d'accord pour dire que Pyongyang a réalisé d'énormes progrès dans cette direction depuis que Kim a succédé à son père, Kim Jong-Il, mort en décembre 2011.
Par ailleurs, le président élu américain Donald Trump, qui entrera en fonctions le 20 janvier, s'en est pris lundi également à la Chine, estimant qu'elle tirait grandement profit de ses liens économiques avec les Etats-Unis mais qu'elle ne contribuerait pas à contrôler une Corée du Nord lancée dans la course à l'arme nucléaire.
"La Chine tire une quantité massive de profits des Etats-Unis, par le biais d'un commerce totalement à sens unique, mais elle n'apportera pas son aide sur la Corée du Nord. Super!", a-t-il écrit sur Twitter.
Pour sa part, la Corée du Sud a condamné dimanche le message du Nouvel An du dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Jong Un, dans lequel il a annoncé des tests de missile balistique intercontinental.
Un bref communiqué a été publié par le ministère sud-coréen de l'Unification, condamnant fermement le message de Kim Jong Un, annonçant que la RPDC entrera dans la dernière phase de développement d'un missile balistique intercontinental.
Le communiqué critique également l'engagement du dirigeant de la RPDC à continuer à renforcer les capacités nucléaires et de frappe préventive de son pays, qualifiant ces propos de menaces.
Le ministère demande par ailleurs à Pyongyang d'arrêter d'accuser Séoul d'être responsable des tensions intercoréennes et d'arrêter d'intervenir dans les affaires internes de la Corée du Sud en mentionnant les récentes veillées aux chandelles et la destitution de la présidente Park Geun-hye.
Le ministère a réaffirmé sa position, qui consiste à affirmer que le développement nucléaire de la RPDC ne sera jamais accepté, ni par la Corée du Sud, ni par la communauté internationale et que Pyongyang subira des sanctions et des pressions plus fermes si le pays poursuit son développement nucléaire.
Il a en outre appelé la RPDC à revenir sur la voie de la dénucléarisation avec sincérité si Pyongyang cherche à garantir la paix sur la péninsule coréenne et à améliorer ses relations avec la Corée du Sud.

Mercredi 4 Janvier 2017

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