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Trop de sport favorise-t-il l'Alzheimer féminin?




Faire du sport de manière intensive ne serait pas si bon pour la santé des femmes. En tout cas, pour leur santé mentale et leurs facultés cognitives.  
C'est ce qui ressort d'une étude dont les résultats ont été publiés dans The Journal of Alzheimer Disease et dont The New Scientist se fait l'écho.
L'étude a été menée par Mary Tierney, neuropsychologue et professeur à l'université de Toronto. Cette chercheuse est spécialisée dans la maladie d'Alzheimer et s'intéresse plus particulièrement aux liens entre la ménopause et la mémoire.
Quel est le rapport entre sport, ménopause et Alzheimer?  
Le raisonnement de Mary Tierney est le suivant: les scientifiques sont d'accord pour constater que la maladie d'Alzheimer touchent davantage les femmes que les hommes. Pourquoi? L'une des pistes est que, avec la ménopause, le taux d'oestrogènes chute chez les femmes, explique la société Alzheimer:      
«Le taux d'oestrogènes diminue après la ménopause, explique-t-elle, ce qui se traduit par une chute soudaine chez certaines femmes et par une dispersion graduelle chez d'autres.      Ce phénomène est important parce que la région du cerveau qu'on associe à la mémoire est l'hippocampe, ce dernier est rempli de récepteurs d'oestrogènes. En fait, cette hormone est l'une des clés du fonctionnement de l'hippocampe. Avec la diminution d'oestrogènes chez la femme vient le déclin de sa mémoire.»   
D'autres recherches, menées par une équipe de Montpellier et de Melbourne, ont montré que des taux d'hormones faibles constatés chez des femmes préménauposées pouvaient être associés à des facultés affaiblies en fin de vie.  
Les hommes, eux, ne subissent pas cette perte d'oestrogènes. La testostérone, qui est convertie en oestrogène dans le cerveau, ne baisse pas significativement avec l'âge, leur hippocampe peut donc fonctionner.  
Et le sport dans tout ça?  
L'exercice physique intense provoque lui aussi une chute du taux d'oestrogènes. Par exemple, une étude datant de 1981 a démontré que le sport intensif pratiqué par les jeunes filles pouvait reculer l'âge des premières règles et aussi provoquer des règles irrégulières à l'âge adulte.    

Libé
Lundi 10 Janvier 2011

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