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Tripoli prise d’assaut par les rebelles : La chute de l’empire Kadhafi est inéluctable




 Des combats se déroulaient lundi matin à Tripoli autour de la résidence de Mouammar Kadhafi, dont le sort restait inconnu. Les insurgés libyens contrôlaient la plus grande partie de la capitale libyenne, où ils sont entrés dimanche soir. Selon un porte-parole de l'insurrection, Mohammed Abdel-Rahman, des blindés des forces pro-Kadhafi sont sortis du QG de Kadhafi, Bab al-Aziziya, et ont ouvert le feu. De violentes explosions et des coups de feu étaient entendus à proximité.  Les insurgés, qui avaient annoncé samedi avoir lancé leur offensive sur Tripoli en coordination avec l'OTAN, contrôlaient lundi matin la plus grande partie de la capitale libyenne, où la population était en liesse. "C'est fini, le frisé!", scandaient des centaines d'hommes et de femmes massés dans la nuit de dimanche à lundi sur la Place Verte, lieu symbolique du régime dans le centre de Tripoli, en faisant allusion à la chevelure de Kadhafi. Mais Mohammed Abdel-Rahman se disait prudent, soulignant que les forces pro-Kadhafi présentaient encore un danger.
Selon le représentant du Conseil national de transition (CNT, opposition) à Londres, Mamhoud Nacua, il y a "encore des poches de résistance" des pro-Kadhafi, mais les insurgés contrôlent 95% de Tripoli, a-t-il dit. Ils n'ont pas trouvé Mouammar Kadhafi mais "les combattants retourneront chaque pierre pour le retrouver, l'arrêter et le conduire au tribunal", a-t-il affirmé. Des journalistes de l'Associated Press se déplaçant avec les rebelles ont constaté qu'ils avaient atteint le faubourg de Janzour vers la tombée de la nuit dimanche. Ils ont été accueillis par des civils qui agitaient des drapeaux de la rébellion à leur passage dans les rues.
Quelques heures auparavant, ces mêmes forces avaient chassé à l'issue d'une brève bataille la Brigade d'élite de Khamis, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, de sa base située à quelque 25km à l'ouest de Tripoli. Ils ont entassé dans leurs camions armes et munitions trouvés sur place et ont repris la route pour foncer sur la capitale, bastion du colonel Kadhafi au pouvoir depuis 1969. On ignore où se trouvait le dirigeant libyen, mais deux de ses fils, Mohammed et Seif al-Islam, ont été arrêtés, a déclaré le colonel Ahmed Bani, porte-parole militaire du Conseil national de transition (CNT). "Tripoli est maintenant presque totalement libre", a-t-il dit.
A La Haye, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a appelé lundi les insurgés à remettre Seif al-Islam à la CPI. "Le temps est à la justice, pas à la vengeance", a-t-il souligné. La CPI a lancé fin juin des mandats d'arrêt à l'encontre de de Kadhafi, de son fils Seïf al-Islam et du chef des renseignements Abdallah al-Senoussi, pour avoir mis en place, via les forces de sécurité et l'appareil d'Etat libyen, une politique destinée à écraser l'opposition "par tous les moyens, y compris l'emploi de la force meurtrière".
La Libye "se libère de la poigne du tyran", a commenté dimanche le président américain Barack Obama, à Martha's Vineyard (est des Etats-Unis), où il se trouve en vacances. Il a enjoint à Mouammar Kadhafi de quitter le pouvoir pour éviter un bain de sang. "L'avenir de la Libye est maintenant entre les mains du peuple libyen", a ajouté M. Obama.
A Paris, le président français Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois appelé Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir dimanche, estimant que des "événements décisifs" se déroulaient et que "l'issue ne fait désormais plus de doute", avec la chute de plusieurs villes et l'avancée des rebelles sur Tripoli. A Bruxelles, l'Union européenne a assuré lundi le CNT de son soutien pour mettre en œuvre en Libye les réformes nécessaires au "cours des mois et années à venir". La Libye est au début d'un long processus de transition, a déclaré le porte-parole de l'UE Michael Mann, en appelant Mouammar Kadhafi à quitter immédiatement le pouvoir. 

AP
Mardi 23 Août 2011

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