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Trêve humanitaire ou trêve sanguinaire ?

Les bombardement des écoles, mosquées et hôpitaux font plus de 130 Palestiniens tués




Trêve humanitaire ou trêve sanguinaire ?
Après 23 jours d'un conflit qui ravage l'étroite enclave palestinienne, la guerre ne donne aucun signe de répit pour les habitants de Gaza, déchirés entre douleur et colère. Plus d'une centaine de Palestiniens ont été tués mercredi dans la Bande de Gaza ravagée par les frappes israéliennes, dans une journée de cauchemar marquée par des tueries sur un marché et un centre de réfugiés de l'ONU. Les Etats-Unis et l'ONU ont condamné le pilonnage avant l'aube de l'école de l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jabaliya, où 3.000 Gazaouis chassés par les combats espéraient être à l'abri des bombes. Au moins 16 Palestiniens y ont péri.  
"C'est injustifiable, les responsabilités doivent être déterminées et justice doit être rendue", s'est indigné le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, en parlant du bombardement de l'école, alors que l'UNRWA a ouvertement accusé Israël. "Il n'y avait que des enfants, que des jeunes ici. "Des enfants ont été tués alors qu'ils dormaient à côté de leurs parents sur le sol d'une salle de classe", a protesté le patron de l'UNRWA, Pierre Krähenbühl, en relevant que l'armée avait reçu toutes les informations sur l'école.  Mais quelques heures après avoir dénoncé cette attaque, les Etats-Unis ont confirmé avoir réapprovisionné Israël en munitions. Rien ne semble pouvoir arrêter ce conflit. Malgré la dévastation et le lourd bilan humain, les tirs de roquettes à partir de Gaza n'ont pas cessé. Trois soldats israéliens ont péri à Gaza dans un tunnel piégé, portant à 56 le nombre de militaires tués, le bilan le plus lourd pour l'armée depuis la guerre du Liban en 2006. 
La France a aussi condamné le bombardement de l'école et Amnesty International a évoqué un "crime de guerre potentiel". Dans une lettre à Ban Ki-Moon, le président palestinien Mahmoud Abbas a également parlé de "crimes de guerre (...) dont Israël doit être tenu comptable" et lui a demandé de "prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection du peuple palestinien". 
Le drame de l'école de Jabaliya n'a pas été le seul pour les civils qui ne sont nulle part à l'abri dans un territoire minuscule, enclavé, et soumis à un double blocus israélien et égyptien. Au soir d'une des journées les plus sanglantes du conflit, sur un marché de Chajaya, à quelques kilomètres de Jabaliya, au moins dix-sept Palestiniens ont été fauchés. De nouvelles scènes insoutenables. Des passants évacuant en catastrophe, sur des couvertures tendues ou des brancards, des corps inanimés, vers les ambulances ou des véhicules particuliers. 
Des victimes ensanglantées, parfois mutilées. Des flaques de sang. Et sept membres d'une même famille ont été tués par des tirs de tanks dans le secteur de Khan Younès (sud). Bilan de la journée, au moins 130 morts selon les services d'urgence palestiniens Achraf Al-Qodra. Parmi les morts palestiniens, les trois-quarts sont des civils, a estimé l'ONU, et plus de 245 des enfants, a précisé l'Unicef. 

AFP
Vendredi 1 Août 2014

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