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Travail des " petites bonnes " : La société civile rend sa copie




Travail des " petites bonnes " : La société civile rend sa copie
Le Collectif pour l'éradication du travail des " petites bonnes " donnera, aujourd'hui à Rabat, une conférence de presse pour présenter les résultats de son enquête à ce sujet. Fruit d'un travail de terrain mené par le collectif, cette enquête a donné lieu à des chiffres alarmants. Ainsi, on peut lire que 75% des familles envoyant leurs filles au travail domestique (familles émettrices) sont pauvres ou très pauvres : 81% des pères vivent dans des conditions " très précaires ", et 72% d'entre eux sont analphabètes. S'agissant des mères, elles sont 52% à n'avoir aucune  activité économique et 94% sont analphabètes.
Quant aux petites filles en situation de travail domestique elles-mêmes, l'enquête précise que 79% des filles âgées de moins de 15 ans sont définitivement écartées du système scolaire. Pourtant, 30% d'entre elles n'ont jamais fréquenté une école alors que 45% ont abandonné leur scolarité. Par ailleurs, le collectif, via son enquête, souligne que 68% des familles émettrices ignorent l'obligation de scolariser leurs enfants jusqu'à l'âge de 15 ans. De même que seules 2% des familles rurales sont au courant de l'aide publique à la scolarisation et font donc appel à cette aide. " Pour ne pas faire travailler leurs enfants et les envoyer à l'école, 74% des familles approchées par l'enquête demandent une aide financière et 22% une aide à la scolarisation (entre 500 et 1000 DH par enfant) ", indique l'enquête.
Enfin, l'enquête conclut que le phénomène du travail domestique est courant au Maroc : " Il est pour les familles émettrices, une source de revenu importante et, pour les familles récipiendaires, une aide inestimable de confort ". De ce fait, le collectif recommande le lancement d'une campagne de communication visant la sensibilisation des  citoyens, et la mise en place de dispositions légales pour éradiquer le phénomène du travail domestique des petites filles.
Signalons que l'enquête menée par le collectif avait approché 130 familles émettrices et 169 familles récipiendaires. Ces familles sont à 45% issues d'un milieu urbain et préurbain et 55% du milieu rural et résidant dans les environs de Casablanca, Marrakech, Rabat, Tanger, Meknès, Azrou et Settat.

Par Montassir SAKHI
Mardi 2 Novembre 2010

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