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Transfert : L'Euro ne sert pas à grand-chose




Transfert : L'Euro ne sert pas à grand-chose
Souvent fantasmé par certains footballeurs qui espèrent y séduire les clubs les plus prestigieux, l'impact d'un Euro ou d'un Mondial reste en réalité anecdotique sur le marché des transferts.
"Je sais que si je suis performant, il n'y aura que de bons soucis à la fin du mercato et de l'Euro", confiait la semaine dernière l'attaquant français Olivier Giroud qui jouera en Ukraine et en Pologne son premier grand tournoi.
A l'entendre, on croirait le sort du Montpelliérain, vainqueur et meilleur buteur du championnat de France, suspendu à son seul mois de juin ! En réalité, pisté notamment par le Bayern Munich, son avenir est beaucoup moins aléatoire. "Il y a quatre ou cinq clubs sur Giroud, et pas des moindres! Qu'il ait été sélectionné ou pas...", note Raffaele Poli, directeur et spécialiste des transferts de l'Observatoire du football, institution partenaire de la Fifa.
Les agents de joueurs, pivots des transferts, confirment. "L'Euro, le Mondial n'ont quasiment aucune influence sur le marché des transferts parce que tous les joueurs qui y sont, on les connaît", assure l'agent Christophe Mongai.
Et si des exceptions peuvent exister, comme le Russe Andreï Arshavin étincelant lors de l'Euro-2008, passé du Zenit Saint-Pétersbourg à Arsenal pour 13,3 millions d'euros, "dans tous les cas, ça ne joue qu'à la marge", jugent-ils tous.
"Photographie"
"L'Euro n'est qu'une photographie prise à un instant T et qui est parfois trompeuse: il suffit d'être en forme pendant 15 jours", juge, de l'autre côté du carnet de chèques, Pierre Dréossi, manageur du Stade Rennais (France). "Nous n'allons pas découvrir un joueur à l'Euro étant donné que, de façon systématique, on a visionné et étudié toutes les sélections nationales."
Avec la multiplication des médias, le Mondial, et plus encore l'Euro, ne sont plus les révélateurs de talents qu'ils étaient autrefois et restent pour les sélections de jeunes. Pas plus qu'ils ne plombent la cote d'une star.
"Prenez 2002 ou 2004, la Turquie demi-finaliste du Mondial ou la Grèce victorieuse de l'Euro avaient déjà l'essentiel de leurs meilleurs joueurs qui évoluaient à l'étranger" se souvient Raffaele Poli qui note également que les débâcles de 2002 et de 2010 n'ont pas vraiment fait chuter la valeur des Bleus.
Mercato atone
En revanche, l'Euro peut faire enfler le montant d'un contrat ou d'un salaire. Et parfois à double tranchant.
"Reprenons le cas de Giroud", dit Poli, "certes un bon Euro pourrait convaincre des clubs de le payer plus cher. Mais si Montpellier devenait trop gourmand sur l'indemnité de transfert, cela pourrait dissuader les acheteurs et freiner son départ." L'Euro-2012 ne devrait pas déroger à la règle et influer plus que de coutume sur un mercato qui s'annonce atone. "On s'attend à un marché plat compte tenu des problèmes financiers des clubs, avec des vendeurs qui demandent 5 millions d'euros et des acquéreurs qui en proposent 2, pronostique Bruno Satin. Ça se débloquera plus tard que d'habitude, à la fin août". Loin, bien loin des exploits de l'Euro.

AFP
Vendredi 8 Juin 2012

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