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“The donor”, un regard chinois sur l'acte d’amour démesuré ou l’exploitation des pauvres




Le long-métrage chinois "The donor" du réalisateur Zang Qiwu, projeté lundi dans le cadre de la compétition officielle de la 16ème édition du Festival international du film de Marrakech, porte un regard sur l'acte d’amour démesuré à en perdre la raison et sur l’exploitation des pauvres.
Ce film (1h45min), qui décrit le côté sombre de la Chine moderne en racontant une histoire où la volonté naïve de protéger une famille vire à la tragédie, relate l’histoire de Yang Ba, un ancien ouvrier chinois qui vit médiocrement en réparant des mobylettes. N’étant plus en mesure d’apporter un soutien financier à sa famille, ni à payer les études de son fils, il décida de vendre un rein à Li Xhaohu, la sœur d’un jeune homme, nommé Li Daguo, qui a réussi en affaires. Malheureusement, la transplantation de l’organe a échoué parce que Yang Ba était trop vieux et son rein n’était pas capable de sauver la vie de cette dame. Sans état d’âme, Li Daguo exige du pauvre père le rein de son fils contre une grande somme d’argent. Celui-ci refuse sa demande et tente de le protéger en tuant Li Xhaohu.
Proposant un regard chinois sur les absurdités sociales générées par le fossé entre riches et pauvres et sur l'amour inconditionnel d'un père, "The donor" remet en question les valeurs humaines et révèle la nature égoïste de l’être humain. A travers ce film, une adaptation au grand écran d'un roman, "j'ai voulu mettre en lumière les absurdités sociales générées par le fossé entre riches et pauvres tout en m’attardant sur les questions morales et le côté humain", a confié le réalisateur, dans une déclaration à la MAP à l’issue de la projection de son film, dans le Palais des congrès de la cité ocre.
Né en 1976 dans le district de Sheyang, dans le Jiangsu (Chine), Zang Qiwu rêvait de devenir acteur depuis sa jeunesse.
 En 1996, il a été admis à l’Institut d’art de Shangai pour poursuivre ses études dans le département de la mise en scène. Il a commencé, en tant qu’assistant réalisateur à la télévision de Shangai avant de travailler en 2011 avec Zhao Benshan sur deux séries télévisées dont le succès lui vaut une soudaine notoriété.
Ayant participé aux tournages de "La cité interdite" (2006), "A woman, a gun and noodle shop" (2009), "Sous l'aubépine" (2010) et "Sacrifices of war" (2011), Zang Qiwu a obtenu le premier prix à la 21ème édition du Festival de Busan, dans la section New Currents, ex aequo avec Wang Xuebo, pour son film "The donor", sorti début octobre 2016.

Mercredi 7 Décembre 2016

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