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Tevez fait rêver la Juventus face au Real

Pas de nul blanc Les deux entraîneurs ont tenu leurs promesses




Tevez fait rêver la Juventus face au Real
Deux actions d'éclat de Carlos Tevez ont permis à la Juventus de battre le Real Madrid (2-1) et de rêver à la finale de la Ligue des champions, mardi en demi-finale aller à Turin.
"L'Apache" a transformé en or les deux bons ballons qu'il a eus. Une frappe sèche déviée a amené le premier but, signé Alvaro Morata (8) contre son ancien club, et un contre saignant en solitaire a provoqué un penalty qu'il a lui même transformé (57).
Plus brillant techniquement, le Real a égalisé par Cristiano Ronaldo, bien sûr, son neuvième but en C1 cette saison. Avec ce précieux but à l'extérieur et sa qualité de jeu, enivrante sur quelques actions, le Real garde de bonnes chances d'aller défendre un titre que personne n'a conservé depuis l'AC Milan en 1990.
Mais les deux entraîneurs ont tenu leurs promesses. Pas de 0-0, comme l'avait dit Massimiliano Allegri, et le Real a joué l'attaque, ainsi que l'avait annoncé Carlo Ancelotti.
Fidèle à son style, Allegri est revenu à une défense à trois dès que son équipe a repris l'avantage, Andrea Barzagli remplaçant un épatant Stefano Sturaro, milieu gauche à la place d'Arturo Vidal, préféré à Roberto Pereyra derrière les deux attaquants.
L'équipe d'Allegri a parfaitement réussi son début de match. Après plusieurs approches, une frappe de Tevez, servi dans le dos de la défense par Claudio Marchisio, a été déviée par Iker Casillas dans les pieds d'Alvaro Morata (8). Les "Merengues" se sont fait quelques autres frayeurs, notamment à cause de Sergio Ramos, mal à l'aise dans son rôle de milieu défensif. Il a perdu des ballons chauds, et l'un d'eux, piqué dans ses pieds par Stefano Sturaro a offert une occasion dangereuse à Tevez, qui avait freiné pour attendre le centre en retrait d'un Sturaro au niveau (18).
Après cette excellente entrée en matière de la Juve, le Real a, petit à petit, imposé sa supériorité technique. La première réaction s'est matérialisée en une frappe croisée de Cristiano Ronaldo, parti à la limite du hors-jeu (24). Puis le Real a trouvé une égalisation méritée par son buteur portugais. James Rodriguez l'a servi d'une passe décisive devant Arturo Vidal pour la tête de CR7, seul devant Gianluigi Buffon (27).
Le N.10 Colombien a failli assommer la Juve à la conclusion d'une magnifique action collective avec double renversement de jeu, écrasant sa tête plongeante sur la barre de Buffon (42). A la reprise, la Juve a mis plus d'agressivité dans son jeu, à l'image de Tevez, averti pour un tacle sur Toni Kroos (46).
L'Argentin a aussi mis de la rage sur ce contre où il a remonté seul le ballon, avant d'être taclé par Dani Carvajal dans la surface pour le penalty. Marcelo, qui avait fauché Morata sur le contre, a été averti, pas Carvajal.
Quand peu après Ronaldo a manqué de quelques centimètres une balle d'égalisation, Allegri est passé en 3-5-2 avec Barzagli et a défendu bec et ongles son avantage, et a même eu une balle de 3-1 par Fernando Llorente (90+1).
L'entrée de "Chicharito" Hernandez, à la place d'Isco (63), n'a pas apporté grand chose. Les espaces que crée Karim Benzema ont manqué, surtout avec un Gareth Bale très décevant. La défense de fer a résisté à l'attaque de feu, laissant toute sa saveur au match retour pour ce grand classique du foot européen.

Ils ont dit

Carlo Ancelotti (entraîneur du Real Madrid, au micro de Canale 5): "Au début nous voulions mettre la pression sur Andrea Pirlo, mais cela ouvrait trop d'espaces derrière nos milieux de terrain, ils (les Juventini) trouvaient Tevez, alors nous avons décidé de les attendre un peu plus. Je m'attendais à cette Juve, bien organisée, appliquée, elle a exploité ses occasions. Au retour, il faudra un Real patient, surtout."

Massimiliano Allegri (entraîneur de la Juventus Turin, au micro de Canale 5): "Nous avons pris l'avantage, il nous reste une semaine pour bien nous préparer. J'ai aimé la façon dont nous avons affronté cette Ligue des champions, quelle que soit la façon dont elle finit, avec beaucoup de maturité. Nous avons abordé ce match avec beaucoup de tranquillité. Mais presser 90 minutes c'est impossible, si tu freines dix minutes contre une telle équipe elle te marque deux buts. Mes défenseurs sont forts, ils peuvent jouer à trois comme à quatre, gèrent les un contre un. Je reste exigeant sur la qualité de jeu, nous pouvions faire mieux en première mi-temps, il y avait des espaces entre leurs milieux de terrain. Mais cela n'enlève rien au fait que ce résultat est mérité et que je suis très content de ce que font les joueurs."

Jeudi 7 Mai 2015

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