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Taza : Jusqu’à quand Tahla vivra-t-elle dans l’insécurité ?




Taza : Jusqu’à quand Tahla vivra-t-elle dans l’insécurité ?
A Tahla, province de Taza, les gens se réveillent depuis des mois déjà sur des histoires de vol survenus la nuit. Chacun y va de la sienne. Parfois de sa version. Mais le plus sûr est que le climat de confiance ayant marqué cette petite ville dans le passé récent, n’est plus qu’un bon souvenir. Arracher le pare-brise d’une voiture, s’attaquer à la maison d’une vieille personne, oser retirer les cadenas d’une boutique d’un bijoutier ou envahir carrément une pharmacie … autant d’actes délictueux qui résument le calvaire que vivent les citoyens au quotidien. Une absence totale de sécurité. « C’est inadmissible. La quinzaine de gendarmes est répartie entre le travail de contrôle routier et administratif, l’on ne peut donc assurer la sécurité de la ville avec un tel effectif », explique Mohamed, du quartier Massira, où les scènes de vol se multiplient depuis déjà quelque temps. Et d’ajouter : « Dans ce quartier, les gens n’ont plus confiance, notamment depuis le vol d’un grand tracteur… ».
Pourtant, il y a plus de cinq ans déjà, le conseil municipal avait appelé, via des motions, les autorités compétentes à Taza à mettre en place un commissariat de police dans la ville. Aucune réponse, doublée d’une indifférence totale. Le conseil a même pris l’initiative de consacrer un terrain dédié à cette fin. L’absence de patrouilles régulières et de forces de l’ordre dans les rues ont permis aux voleurs de sévir dans l’impunité totale. Les rixes nocturnes sont le lot de tous les quartiers. Personne n’ose intervenir ni d’ailleurs appeler les «perturbateurs» au calme. Rares sont les voleurs ou criminels arrêtés. Au cours des trois dernières années, l’on a même assisté à des scènes de crimes mortels, sans réaction. La situation a aussi permis aux dealers d’exercer en plein jour et dans les grandes artères. «Les gens parlent même d’une certaine complicité entre des criminels et les corps susceptibles de préserver la sécurité et d’appliquer la loi», à en croire un membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH).
 « Si la situation sécuritaire dans cette ville de quarante mille habitants n’interpelle pas le gouverneur, ni les membres du conseil provincial, la société civile va certainement réagir, et décider de présenter une requête aux autorités compétentes », renchérit la même source. La présence d’une structure sécuritaire s’avère donc urgente. 

Mustapha Elouizi
Vendredi 14 Septembre 2012

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1.Posté par gargini le 08/12/2012 13:41
Salam
Certes, l'insécurité régne à tahala depuis des années , mais je pense pas que le nouveau gouverneur de la province qui a fait la sécurité à taounant et connu par son sérieux, laissera cette ville marginalisée, toujours plongée dans l'insécurité et l'anarchie.

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