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Tanger abrite les Rencontres internationales des cinémas arabes

Un événement cinématographique privilégiant le débat culturel et artistique




Tanger abrite les Rencontres internationales des cinémas arabes
Les cinéphiles se souviendront longtemps de la première édition des Rencontres internationales des cinémas arabes, organisée par Aflam, à Marseille, en juin 2013. En tout cas, ils pourront  revivre la même ambiance artistique décontractée, puisque  la Cinémathèque de Tanger et l’Association des Amis du cinéma de Tétouan, organisent, à leur tour, du 16 au 19 janvier, des Rencontres internationales des cinémas arabes, avec la projection d’une bonne partie des 50 films ayant déjà été proposés au public de Marseille. Parmi les personnalités qui seront présentes à cet événement artistique, Tahar Chikhaoui, directeur des Rencontres de Marseille et Ahmed Boughaba, critique de cinéma.
Il ne s’agit nullement d’un banal festival qui vient s’ajouter aux autres, afin de présenter des films réalisés par des cinéastes de tel ou tel pays, avec la traditionnelle attribution de prix. Bien au contraire. 
L’événement en question constitue un rendez-vous artistique et culturel, privilégiant l’échange et l’ouverture. Dans le but de faire découvrir au public les cinémas des pays arabes. Quand on parle de cinémas arabes, cela laisse supposer une certaine homogénéité thématique et esthétique, qui, en fait, n’a jamais existé. Le premier élément à prendre en considération, dans ce sens, est la diversité historique. 
A titre d’exemple, entre le cinéma égyptien, né en même temps que le cinéma mondial, et le cinéma saoudien, qui est actuellement à ses débuts, la différence est de taille. Une autre particularité évidente réside dans la diversité géographique et culturelle. Entre les cinémas du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc) et ceux du Moyen-Orient (Liban, Palestine, Syrie, Jordanie, Irak...), il n’y a pas que des nuances. Et il faut dire que les écarts sont étonnants, même entre deux pays appartenant à une même région.
L’objectif des Rencontres de Tanger est précisément de mettre en évidence ces diversités, et de confronter les singularités de ces réalisations cinématographiques, issues de pays différents, quoique liées par de solides attaches culturelles. Et c’est pour cela que les organisateurs optent pour le débat culturel, plutôt que pour la compétition. Puisqu’il s’agit de créer un moment d’échanges inédit entre les cinéastes, les professionnels et les publics. On peut dire donc que les «Rencontres» portent bien leur  nom. «Elles ouvrent un espace d’échanges autour des films réalisés pour l’essentiel par de jeunes cinéastes audacieux et peu connus, et qui se distinguent par leur force de proposition», souligne Tahar Chikhaoui, directeur desdites rencontres. Chaque séance sera suivie par un débat, en présence du réalisateur du film. Car les organisateurs ont tenu à ce que les cinéastes soient présents pour accompagner leurs œuvres, pour se rencontrer et rencontrer le public, comme le précise ce même directeur. 

Films projetés lors 
de ces Rencontres 
 
« Round Trip » de Meyar Roumi
(Fiction-Syrie- 2012)
Walid est chauffeur de taxi à Damas.  Sa voiture est le seul espace privé où il peut embrasser Sohair, sa bien-aimée. Une occasion de mieux se découvrir s’offre à eux lorsque Sohair est invitée à Téhéran chez une amie. Ils décident de partir ensemble et prennent le train pour un magnifique voyage.
 
« Etre là » de Regis Sauder
(Documentaire-France-2012)
Elles sont psychiatres ou infirmières à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille et reçoivent des détenus patients le temps du soin. Elles sont là pour aider des hommes en souffrance, fussent-ils incarcérés. Etre là, c’est rejoindre cet espace unique, celui de l’écoute.
 
« L’ombre de la mer » de Nawaf Al Janahi
(Fiction-Emirats Arabes Unis-2011)
Dans un petit village, deux adolescents, Mansour et Kalthoum, vivent chacun à sa manière le passage à l’âge adulte, dans une société partagée entre les valeurs traditionnelles et la modernité.
 
« Les profondeurs » de Youssef Chebbi 
(Court métrage-Tunisie-2013)
Taher, un vampire caché sous les traits d’un charmant jeune homme, erre la nuit dans les rues de Tunis. Plus le temps passe, plus sa part humaine semble, prendre le dessus.
 


Mehdi Ouassat
Jeudi 16 Janvier 2014

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