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Taha Adnan reçoit le prix : international du mélodrame de Fujaïrah




Taha Adnan reçoit le prix : international du mélodrame de Fujaïrah
C’est dans une ambiance bon enfant ayant accompagné les festivités de la 5ème édition du Festival international de Fujaïrah des textes mélodramatiques, que le poète marocain Taha Adnan a reçu récemment le prix, qui rentre dans le cadre d’un concours international, initié par l’Instance Fujaïrah pour la culture et les médias. En présence de 250 écrivains, metteurs en scène, comédiens et artistes de différents horizons, le jeune écrivain marocain a reçu le prix de la part du gouverneur de l’émirat de Fujaïrah, son altesse Cheikh Hamad ben Mohamed Charki.
Sur décision d’un jury présidé par le critique et écrivain koweïtien Abdelaziz Essarii, et qui compte notamment l’écrivain égyptien Youssri Al Joundi, l’artiste syrien Asâad Fadda et le dramaturge marocain Abdelkarim Berchid, le poète et bientôt romancier Taha Adnan a remporté le deuxième prix de ce concours pour son texte théâtral « Bye bye Gillo ». Le premier prix, quant à lui, a été attribué à l’écrivaine saoudienne Melha Abdellah pour son texte « La musicienne » (Al Azifa).
Le texte de Taha Adnan retrace le parcours d’Al-Jilali, alias Gillo, qui est sur le point d’être expulsé de  Belgique vers son Maroc natal. Jeté dans un avion, sous la bonne «escorte» de deux anges gardiens en képi, il nous livre, dans un monologue poignant, des souvenirs d’enfance et le récit de sa vie en Europe. Au gré des tableaux successifs, il nous embarque dans une odyssée riche en rebondissements, dite sur un ton mêlant à la fois légèreté et gravité, sans la moindre once de misérabilisme ni de manichéisme. Car il s’agit avant tout d’un acte cathartique, salutaire. Gillo n’évoque en effet ses démons que pour s’en affranchir. De sa vie de sans-papiers et de petit voleur, de son asservissement à Bruxelles par son oncle et l’épouse de ce dernier, de sa grande déception amoureuse, bref de toutes ses épreuves, il n’en sort enfin que plus lucide et plus libre.
Résidant en Belgique, Taha Adnan reste l’un des représentants de cette culture passerelle. Epris de cette culture marocaine populaire et savante, Adnan qui est un médiateur culturel incontournable en Belgique, a su, manifestement, marier ses acquis littéraires de sa première jeunesse, avec ses ouvertures sur les autres formes de pensée en Occident. Le résultat est une production prolifique qui reflète à la fois l’ici et là-bas, tout comme «Bye bye Gillo». Et s’il y a un poète marocain qui déchine fort cette identité marocaine ouverte au monde, c’est bel et bien lui, à travers ses périples sans fin, ses odes traduites dans différentes langues et leur portée sémantique fort expressive. Mais, bientôt, on devrait parler également du penchant romanesque chez l’écrivain. Après son dernier recueil «Je hais l’amour» où il a brillé dans les dédales de mots et les labyrinthes de maux, les lecteurs attendent son premier roman à paraître prochainement.  Une autre facette de ce futur romancier.

Mustapha Elouizi
Samedi 4 Février 2012

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