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Taghmaoui et Lakhmari s’associent pour un prochain long métrage : Marrakech au pays du matin éclair




Taghmaoui et Lakhmari s’associent pour un prochain long métrage : Marrakech au pays du matin éclair
Le cinéma sud-coréen était ce week-end à l'honneur au Palais des congrès de Marrakech. Après le Maroc (2004), l'Espagne (2005), l'Italie (2006), l'Egypte (2007) et l'Angleterre (2008), le Festival international du film de Marrakech (FIFM) a choisi de rendre hommage, dimanche 6, à la Corée du Sud. L'occasion pour le Festival dont c'est  la neuvième édition de saluer une création cinématographique vieille d'un demi-siècle, marquée par une remarquable progression qui ne l'a pas laissé indifférent.
Il faut dire qu'après 20 ans de dictature, le cinéma coréen a su se frayer une place au soleil et s'imposer dans le panorama cinématographique mondial osant même tutoyer «Hollywood » à bien des égards. Grâce notamment à un dynamisme, une créativité et un esthétisme forgé au fil des années et des politiques mises en place pour promouvoir le septième art, la Corée du Sud est devenue une référence.
Nombre d'observateurs avertis et fins connaisseurs du septième art asiatique s'accordent pour dire que son émergence remonte (symboliquement) aux années 1955, au lendemain de la guerre de Corée.
Mais ce soir, c'est le cinéma coréen tout court que l'on célébrait. Celui qu'incarnent aujourd'hui des cinéastes et acteurs, jeunes et moins jeunes qui, de par leurs talents, ont hissé cet art au niveau international.
La soirée d'hommage s'est déroulée dans une ambiance sobre et conviviale, en présence d'une importante délégation composée de prestigieux ambassadeurs sud-coréens d'un cinéma qui brille désormais.
La troupe coréenne de percussionnistes qui avait égayé le public lors de la cérémonie d'ouverture est remontée sur la scène du Palais des congrès, offrant un spectacle digne de l'honneur que l'on rendait à son pays et à certains de ses prestigieux ambassadeurs. Le spectacle offert a recueilli des applaudissements nourris du public.
Le clou de cette soirée est évidemment la remise de l'Etoile d'or par le président du jury, Abbas Kiarostami, aux réalisateurs Park Chan-wook et Im Kwon Taek, représentants de la délégation sud-coréenne dont les mots de circonstances ont été accompagnés de salves d'applaudissements.
Soulignons qu'environ quarante films coréens sont projetés dans plusieurs salles de la cité ocre dans le cadre de cet hommage. Au bonheur des cinéphiles férus des productions asiatiques et en particulier du cinéma sud-coréen.
Quelques heures plus tôt, le public découvrait le très attendu « The man who sold the world », quatrième film en lice pour l'Etoile d'or projeté dans ce Festival. Une production marocaine signée des frères Swel et Imad Noury. Avec Paulo Ares (chef opérateur), Goyo Villasevil et Eloy Gonzalez (monteurs), Blatter Für Die Kunst (compositeur) et Pilar Cazorla (producteur).
Très suggestif et osé aux goûts de certains spectateurs que nous avons sondés, au sortir de sa projection, ce film reste pourtant une excellente production du point de vue technique et des interprétations magnifiquement assurées par des comédiens poussés à l'extrême, comme pour dévoiler cet autre talent caché en eux. Dans un silence expressif, le public a apprécié durant 108 mn, les prouesses des comédiens  Said Bey (X), Fehd Benchemsi (Ney), Audrey Marnay (Lili), Latifa Ahrrare (Mimi), Hassan Midiaf (le vendeur de drogues), Hakim Noury (Mr. M.), Majdouline (l'Oracle) et Samia Berrada (la petite fille).
Inspiré du roman « Un cœur faible » de Fiodor Dostoïevski, « The man who sold the world » nous transporte dans une ville inconnue dans un pays inconnu marqué par une guerre qui n’en finit pas.
X et Ney, deux jeunes collègues de bureau, partagent un même logement. Ils ont pour tâche de copier des documents administratifs dans un ministère. A quelques jours du Nouvel An, X annonce à Ney qu'il est tombé fou amoureux d'une jeune fille, Mimi, qui l'aime aussi. En retard dans son travail, X multiplie les efforts et sombre peu à peu dans une folie accentuée par la fatigue.
Autre clou du FFIM, l'annonce faite par le réalisateur Noureddine Lakhmari que l'acteur franco-marocain Saïd Taghmaoui campera le premier rôle et sera le producteur de son prochain long-métrage.

Marrakech- DNES Alain Bouithy
Mardi 8 Décembre 2009

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