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Tafraout : La “Maison berbère” d'Oumssnat




Tafraout  : La “Maison  berbère” d'Oumssnat
Souvent assimilés à des espaces désaffectés où la vie a cessé d'exister,  les ouvrages d'intérêt patrimonial peuvent être transformés  en leviers de développement. En donnant à ces lieux  d'autres fonctions à même de leur    imprimer  un nouveau souffle.  Le cas de la « Maison berbère » dans la vallée des Amelnnes à Tafraout, un joyau du petit  patrimoine bâti traditionnel local dont regorge la région,  mais aujourd'hui qui est en déliquescence effrénée,  en est une illustration pertinente. Cette rustique   demeure familiale séculière,  sauvée des «griffes» de  la ruine  en réussissant sa reconversion dans le strict respect de l'authenticité, en maison d'hôtes, a  vite réussi son intégration dans les circuits touristiques  en s'imposant aujourd'hui telle  une des principales attractions  incontournables de la région. Le produit proposé étant  fortement recherché,  à la faveur de l'engouement mondial, de plus en plus exprimé,  pour l'hébergement dans des  édifices historiques traditionnels à forte charge culturelle offrant  des cadres de vie d'antan pittoresques, où le visiteur se donne l'occasion d'une vraie immersion dans la culture locale dans ses facettes: gastronomique, architecturale et traditionnelle, nous explique Rachid Ahrras, fils aîné de la famille gérante. Et ce,   aux dépens des autres formules de séjours classiques qui excluent tout contact avec les populations du terroir. Aujourd'hui, le projet génère des retombées économiques fort intéressantes sur le développement local en  faisant vivre, dans la foulée, « directement près de quatre personnes qui y travaillent à plein temps en plus de tous les membres de la famille propriétaire et indirectement plusieurs dizaines d'autres habitants », s'en enorgueillit Rachid. Cette belle réussite ainsi d' appropriation du patrimoine par les populations locales elles-mêmes dans une action active de reconversion,   montre comment ces populations sont amenées par la force de ce rapport,   à devenir le  principal protagoniste  dans la protection de ce legs devenu  une ressource de vie qu'elles  ont  donc tout intérêt à pérenniser. Une expérience qu'il est temps de reconduire localement à plus large dimension en tant qu'approche à même de maintenir hors du temps,   les  autres petits patrimoines bâtis de la région. A l'instar du Mellah, (ancien quartier juif) de Tahala, qui végète aujourd'hui dans un abandon navrant et qui aurait pu devenir un lieu  d'attraction touristique et de «  pèlerinage »  confessionnel pour les communautés judaïques. La demeure de l'ancien Cheikh d'Ighchane,  la vieille mosquée d'Aguerd-Oudad, l'ancien édifice administratif colonial  de Tassrirt… sont autant d'autres « raretés architecturales » dont l'état exige une action de « résurrection » et de revitalisation   urgente, pour les sauver de la disparition irrémédiable qui les guette.  

I.O
Mardi 25 Mai 2010

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