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Table ronde sur «le patrimoine culturel amazigh : caractéristiques et perspectives de développement»

La richesse de la culture amazighe mise en valeur à Marrakech




Table ronde sur «le patrimoine culturel amazigh : caractéristiques et perspectives de développement»

Un groupe d’experts, d’académiciens, de chercheurs et de spécialistes de l’art, la culture et le patrimoine amazighs se sont donné rendez- vous, samedi 20 décembre à Marrakech, à l’occasion d’une table ronde initiée sous le thème «Le patrimoine culturel amazigh : caractéristiques et perspectives de développement ».
Organisée par l’Association pour le 1200ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès, en partenariat avec l’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM), cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités qui ambitionnent de faire découvrir aux Marocains la profondeur historique de la culture amazighe ainsi que sa richesse et sa dynamique dans la diversité de ses composantes et dans la variété de ses espaces et la perspective de son inscription dans le projet de construction d’une société fondée sur la démocratie et le développement durable.
Cette rencontre a servi ainsi d’occasion pour les participants de rappeler que la culture amazighe constitue une principale composante de l'identité marocaine et reste fortement ancrée dans l'histoire du Royaume. Et de poursuivre, dans ce sens, qu’elle « représente le socle historique de la culture et de l’identité marocaines, car marquant de son empreinte l’inconscient collectif et s’exprime à travers la pensée et le comportement dans ses manifestations les plus courantes ».
Pour l’ensemble des participants, loin d’être enfermée dans des espaces-temps, cette culture est en consistance osmose avec son environnement depuis les périodes historiques les plus reculées.
 Ils ont estimé que pendant longtemps, cette culture a vécu par le jeu des mécanismes engendrés par sa force interne grâce à l’attachement des communautés qui la produisent et qui la vivent au quotidien.   
Et d’ajouter que « de nos jours, pour des raisons tant économiques que sociales, cette culture fait face à des défis qui imposent des changements aussi bien au niveau global qu’à l’échelon local », estimant que le Royaume est actuellement fier de la part amazighe de son histoire et de son identité.
A ce sujet SM le Roi disait dans son discours d’Ajdir, du 17 octobre 2001 : «L’Amazighité, qui plonge ses racines au plus profond de l’histoire du peuple marocain, appartient à tous les Marocains, sans exclusivité…La promotion de l’amazigh est une responsabilité nationale, car aucune culture nationale ne peut renier ses racines historiques».   
Dans son allocution de circonstance, Ahmed Boukous, recteur de l'IRCAM, a mis en avant l'importance de cette rencontre qui, a-t-il dit, se propose de faire redécouvrir la profondeur historique de la culture amazighe, ainsi que sa richesse et sa dynamique dans son inscription au projet de construction d'une société fondée sur la démocratie et le développement durable.
Abondant dans le même sens, M. Boukous a mis en relief la richesse et la diversité de la culture amazighe dans tous les domaines de l'art et de l'artisanat, rappelant les immenses contributions de cette culture dans l'affermissement de l'identité marocaine.
Même son de cloche chez Saâd Kettani, Haut commissaire de "l'Association pour le 1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès" pour qui, la culture amazighe demeure une composante fondamentale et indissociable de l'identité marocaine, mettant en avant son enracinement dans l'histoire marocaine.
M. Kettani a axé également son intervention sur la parfaite symbiose entre l'amazigh et l'arabe, tout au long des douze siècles de la vie du Royaume, une harmonie qui, a-t-il estimé, illustre bel et bien la diversité du Maroc et la profondeur de sa culture, pays de la pluralité et de la tolérance par excellence.
Les différents chercheurs invités à prendre part à cette rencontre ont tour à tour abordé plusieurs questions portant, entre autres, sur « les gravures rupestres, art d’expression amazigh protohistorique », « le Maroc de l’aube de l’histoire jusqu’à la fin de l’antiquité à travers les témoignages archéologiques », et sur  « les origines historiques de la Royauté au Maroc ».
Ils ont débattu également de « l’architecture amazighe », « l’art culinaire marocain à travers l’histoire », « les coutumes et les bijoux », « les expressions musicales amazighes » et « la poterie amazighe ».
Les différentes discussions ont permis de conclure que la longévité et la résistance de la culture amazighe constituent un fait historique.
A l’issue de cette rencontre, l’assistance a été conviée à prendre part à une soirée artistique animée par une palette d’artistes et de troupes folkloriques amazighs, occasion d’apprécier la magie, la profondeur et la diversité de cet art ancestral du Maroc profond.


Mohamed RAMI
Mardi 23 Décembre 2008

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