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Syrie violences : Damas n’y échappe pas




Syrie violences : Damas n’y échappe pas
Les forces de sécurité ont ouvert le feu à balles réelles samedi sur des manifestants à Damas, tuant une personne et en blessant au moins quatre autres au moment où Bachar Al Assad recevait un émissaire chinois venu plaider la fin des violences qui durent depuis onze mois en Syrie.
La fusillade a éclaté lors des funérailles de trois jeunes protestataires tués la veille dans le quartier de Mezze où s'est déroulé l'un des plus importants rassemblements dans la capitale depuis le début des troubles.
"Ils se sont mis à tirer sur la foule juste après l'enterrement. Les gens courent et tentent de trouver refuge dans des ruelles", a dit un habitant du quartier, joint par téléphone. Selon l'Union de coordination de la révolution syrienne, les coups de feu se sont produits à proximité du cimetière, faisant un mort et quatre blessés dont une femme atteinte à la tête.
A en croire des images retransmises sur internet, des milliers de personnes constituaient le cortège funèbre, soit l'une des plus fortes mobilisations dans la capitale depuis le début du mouvement de contestation. Un témoin a parlé de 30.000 personnes. Le quartier de Mezze, où se trouvent plusieurs ambassades ainsi qu'un centre de rassemblement des forces de sécurité, a été atteint à son tour par les troubles après la mort d'un jeune manifestant tué cette semaine par les forces de l'ordre. Huit mille personnes avaient participé à ses funérailles. L'agitation s'est poursuivie depuis et se structure.
Des images des obsèques diffusées sur internet montrent des manifestants criant: "Nous sacrifions notre sang, nos âmes pour les martyrs. Le peuple syrien est uni".
D'autres images qui auraient été tournées dans le quartier de Douma à Damas montrent plusieurs milliers de manifestants participant aux funérailles de deux personnes tuées par les forces gouvernementales.
Pour le président Assad, ces troubles sont un stratagème pour diviser le pays.
"Ce à quoi la Syrie est confrontée fondamentalement est une tentative de division qui affecte sa position géopolitique et son rôle historique dans la région", a-t-il affirmé au vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai Jun, selon la télévision nationale.
Arrivé vendredi à Damas et s'exprimant avant les incidents qui ont endeuillé la journée, Zhai a indiqué que la Chine soutenait le projet de référendum d'Assad prévu le 26 février, suivi par des élections multipartites pour résoudre la crise.
Ce plan a été qualifié de simulacre par l'opposition et par les Occidentaux.
"La Chine soutient la voie des réformes à l'oeuvre en Syrie et les mesures importantes qui ont été prises à cet égard", a-t-il ajouté.
"La Chine, a ajouté le ministre chinois, appelle le gouvernement, l'opposition et les individus armés à un arrêt immédiat des violences. L'expérience de la Chine démontre qu'une nation ne peut pas se développer sans stabilité."
L'émissaire de Pékin a dit qu'il s'emploierait à "jouer un rôle constructif" et à "fournir une contribution" à la recherche d'une "solution appropriée au problème syrien", a rapporté l'agence officielle de presse Chine nouvelle.
La Chine est, avec la Russie et l'Iran, l'un des rares soutiens extérieurs du régime de Bachar Al Assad.
Le 4 février, Pékin et Moscou ont opposé leur veto au Conseil de sécurité des Nations unies et empêché l'adoption d'une résolution soutenant le plan de la Ligue arabe qui prévoit une mise à l'écart d'Assad. Les deux pays ont également voté contre une résolution non contraignante adoptée jeudi par l'Assemblée générale de l'Onu. Si les propos de Zhai apparaissent comme un nouveau gage de soutien au pouvoir en place, le diplomate chinois a profité de sa visite pour rencontrer trois représentants de l'opposition modérée.
"Nous avons dit à l'émissaire chinois que l'opposition accepte le dialogue si ce dernier est sérieux et responsable, ce qui signifie que les autorités syriennes mettent en oeuvre ce qui a été conclu. Mais le dialogue avec les autorités a perdu sa crédibilité", a déclaré l'un des opposants, Louay Hussein.
Les bombardements se sont poursuivis sur Homs samedi tandis que les troupes loyalistes s'approchaient de Baba Amro, un quartier du sud de la ville qui essuie les pilonnages les plus intenses depuis le début de l'offensive il y a deux semaines, ont dit des militants.

Reuters
Lundi 20 Février 2012

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