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Syrie : L'armée mitraille Rastane




Au moins 20 personnes ont été blessées mardi par l'armée syrienne qui à l'aube a mitraillé Rastane, une ville située à 180 km au nord de Damas, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.
«Au moins vingt personnes ont été blessées, dont sept grièvement à Rastane où depuis l'aube, des soldats utilisent des mitrailleuses lourdes posées sur des chars. En outre, de fortes explosions sont entendues dans la ville», a indiqué mardi matin l'OSDH précisant que «des chars ont été aperçus sur le pont Messiaf avançant en direction de Rastane» située dans le gouvernorat de Homs.
Pour sa part, la Coordination des comités locaux (LCC), qui chapeaute les manifestations en Syrie, a fait état d'un «déploiement militaire massif à Rastane».
A Tir Maala, également dans le gouvernorat de Homs, il y a eu aussi des tirs de balles en fin de matinée, selon l'OSDH qui a précisé que des camps militaires se trouvent dans ce village.
Dans le même gouvernorat, à Talbisseh, à 10 km au sud de Rastane, le bruit des armes automatiques a été entendu mardi matin durant 90 minutes et vingt-cinq barrages ont été érigés dans cette région, selon l'OSDH.
Par ailleurs, «un civil a été tué mardi à l'aube et cinq autres blessés par les tirs des forces de sécurité» qui ont perquisitionné depuis lundi soir dans la localité de Tafas, dans la province de Deraa (sud) où est né le mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad.
Dans la même région, «neuf personnes ont été arrêtées dans la localité de Tsil lors d'une campagne de perquisitions», selon la même source.
Près d'Alep (nord), deuxième ville de Syrie, «des agents de sécurité et les milices loyales au régime» du président Bachar al-Assad ont investi la localité de Tal-Rafaat, selon la LCC.
D'autre part, des dizaines de lycéens ont manifesté mardi dans les villes côtières de Jablé et Lattaquié, ainsi qu'à Deir Ezzor (est), appelant à la chute du régime, ont indiqué des témoins et des habitants.
Pour leur part, Al-Ghad, une alliance des militants sur le terrain, formée le 18 septembre, ont accusé le pouvoir d'avoir «tué des personnalités scientifiques à Homs, en tentant de répéter le scénario des assassinats» qui avaient été perpétrés en Syrie dans les années 80.
Al-Ghad «dénonce ces crimes odieux» et fait porter «la responsabilité du sang syrien qui coule au régime (...) qui a échoué à semer les dissenssions confessionnelles à Homs, mais tente encore une fois de les provoquer en visant des personnalités scientifiques», ajoute le communiqué.
L'adjoint du doyen de la faculté d'architecture de l'Université al-Baas à Homs, Mohammad Ali Aqil, et le directeur de l'école militaire de pétrochimie, Naël Dakhil, ont été assassinés lundi par des inconnus à Homs, avait annoncé l'OSDH.
Depuis le début du mouvement de contestation à la mi-mars contre le président Assad, le régime syrien accuse accuse des «groupes armés» de tuer des militaires et des civils pour semer le chaos en Syrie, parfois avec le soutien d'Israël ou d'autres pays étrangers.

AFP
Mercredi 28 Septembre 2011

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