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Suspension provisoire du sit-in de Sidi Ifni : Les intérimaires voient rouge




Suspension provisoire du sit-in de Sidi Ifni  : Les intérimaires voient rouge
Les employés en sit-in qui bloquent l'accès à l'administration du port de pêche de Sidi Ifni ont provisoirement suspendu, jeudi 6 janvier, leur mouvement pour laisser place aux négociations qui devraient avoir lieu entre le directeur régional du département de la pêche maritime à Agadir et leur représentant syndical. Une décision qui a été prise suite aux promesses faites par le directeur régional.
«Ce dernier nous a promis plusieurs choses sans évoquer, pour autant,  la question de notre retour à nos postes de travail», nous a déclaré Salim Rifi, un des employés protestataires.
Une question qui hante les esprits de ces employés en sit-in depuis le lundi 2 janvier dernier pour protester contre leur révocation par l'administration du port sans être informés à l'avance et sans respecter les dispositions du Code du travail.  
« Tout a commencé le lundi dernier, lorsqu'on a appris qu'on a été renvoyés et qu'on est  persona non grata. Et pour cause, il a été mis fin au contrat qui lie notre société de gardiennage à l'administration du port», nous a expliqué M. Rifi.
Un fait accompli que les concernés n'ont pas accepté et à l’égard duquel ils ont répondu par un sit-in que les tentatives du dialogue entrepris par le pacha et les autorités locales n'ont pas réussi à briser.
En effet, les employés réclament un retour à leur travail garanti par le Code du travail.
«Notre vrai problème, c'est que le responsable du port de Sidi Ifni ne veut rien entendre et refuse tout dialogue. Il a même décliné la médiation du gouverneur de la ville et du responsable des affaires juridiques envoyé  par le directeur général du département de la pêche à Agadir», nous a confié notre source.
Une position qui laisse perplexes les protestataires et suscite leurs interrogations. « On n'arrive pas à comprendre pourquoi il insiste à mettre des bâtons dans les roues alors que la situation est très sensible dans la ville et risque de dégénérer», a-t-il fait remarquer. Une mise en garde qui sonne fort dans un contexte social sensible marqué par l'augmentation du taux de chômage et la rareté des postes de travail.   

Hassan Bentaleb
Samedi 7 Janvier 2012

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