Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

“Standard”: un roman captivant signé Nina Bouraoui




“Standard”: un roman captivant signé Nina Bouraoui
La romancière franco-algérienne, 
prolifique et inclassable, dresse, dans son nouveau roman, paru aux 
Éditions Flammarion, un portrait sans complaisance  de 
ce que l'on pourrait appeler  "l'Homme  interchangeable".
 
L’auteur
Née en 1967,  d’une mère française et d’un père algérien, Nina Bouraoui a passé les quatorze premières années de sa vie en Algérie. Pays qu’elle décrit comme “un étrange mélange d’intelligence fulgurante, d’humour noir, de poésie et d’autodestruction.” Mais elle a toujours été convaincue que son seul  vrai pays, c’est  l’écriture.  Enfant sauvage, réservée et  solitaire, elle a commencé à écrire pour se faire aimer des autres, car l’amour et l’écriture ont pour elle la même origine charnelle. En écrivant, elle  essaye non pas de raconter une vie, mais de la doubler, comme elle dit, de la rendre meilleure. Elle reconnaît pourtant qu’elle a beaucoup de mal à mettre une séparation entre ce qu’elle vit et ce qu’elle écrit. La seule séparation possible étant le style, l’écriture, et les mots.
À peine âgée de vingt-trois ans, elle envoie le manuscrit de son premier roman aux Éditions Gallimard, par la poste, sans recommandation. Et c’est ainsi que paraît, en 1991, son premier roman,  “La Voyeuse interdite”, qui rencontre  aussitôt un succès retentissant. Nina Bouraoui parvient donc  rapidement à s’imposer, dans un paysage littéraire français plutôt nombriliste et narcissique. Depuis, l’écriture de cette romancière prolifique ne cessera d’évoluer, au fil de ses romans successifs.  Et la langue poétique, très travaillée, de ses premiers livres (“Poing mort”,”Le Bal des Murènes”, “L’Âge blessé” ...) deviendra peu à peu une  langue insurgée, dont le seul  but est de dévoiler ce qu’il y a de plus obscur en elle. Et en nous. (“Le Jour du séisme”, “Garçon Manqué”, “La Vie heureuse” …) Tout en continuant sa propre quête identitaire, à travers le voile déformant de la fiction.
 
Le Livre
 Sorti  il y a quelques jours, chez Flammarion, “Standard” est un roman à part, où Nina Bouraoui fait le portrait d’un certain Bruno Kerjen. Un jeune homme de 35 ans, amovible et sans valeur. Un mec  qu’on voit sans voir, et qui de toute manière ne manque à personne. Il fait partie de la masse. Il n’est ni de gauche ni de droite. Ni vraiment heureux ni tout à fait malheureux. Il n’aime pas son travail à l’entreprise. Mais il  ne le déteste pas non plus. Quand il  lui arrive de retourner dans sa Bretagne natale, Il n’hésite pas à aller voir Gilles, son ami d’enfance. Et ils parlent ensemble du bon vieux temps. Pour égayer une existence terne et presque sans espoir. N’en révélons pas plus. Mais gageons que ce formidable roman sera très bien accueilli par la critique. Comme l’a déjà fait Laëtitia Favro, du « Journal Du Dimanche », qui décrit  ce roman comme” remarquable de maîtrise, aussi bien dans la construction narrative que dans l’écriture, envoûtante et poétique.” 

Mehdi Ouassat
Jeudi 9 Janvier 2014

Lu 2115 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs