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Sport et Ramadan ne vont toujours pas de pair

Des signes à connaître et des indications à suivre




Sport et Ramadan ne vont toujours pas de pair
Dès que le mois sacré du Ramadan arrive, nos sportifs occasionnels eurent l’idée saugrenue de chausser  leurs baskets et de se lancer à l’assaut des kilomètres. Certains pour le plaisir d’autres pour se débarrasser des kilos superflus. On les rencontre partout, dans les jardins publics, dans les forêts, sur les asphaltes des trottoirs  de la corniche ou dans les grandes artères de la ville en train de courir et de respirer l’air pollué des échappements. Ils ne redoutent en faite  ni problèmes  cardiaques, ni déshydratation, ni  épuisement, leur soucis majeur c’est de courir.
Ces  gens de tous   âges, on les observe très souvent bien avant la rupture du jeûne. Cependant, la majorité de ces sportifs ignorent que les jeûneurs  au-delà   d’un certain temps perdent une grande partie de leurs réflexes, de leur force ,et ceci est dû essentiellement à la baisse du sucre dans le sang, l’hypoglycémie  ou la chute de la tension artérielle. Ces manifestations physiologiques sont causés  chez le sujet par l’effet du jeûne. A tout cela s’ajoute la dépense énergétique  et  hydrique causée par la course.
Tout ce processus peut engendrer parfois des effets quasi-inévitables sur le cœur du sportif occasionnel pendant le mois du ramadan. D‘où l’intérêt majeur  de procéder à la pratique d’un bilan cardio-circulatoire avant de commencer  la pratique d’un sport, surtout  après un certain âge.
Ce bilan se pratique également  pour les grands sportifs ayant arrêté  la compétition  plusieurs  années. Dans  ce cas, il y a deux règles d’or  à observer dans l’entraînement et qui sont; la régularité et  la  progressivité en particulier chez les sujets  dépassant  la quarantaine car tous les organes  surtout le cœur sont  sujet  à des accidents cardiaques graves, qui peuvent survenir  au cours d’efforts  physiques plus importants que  ceux que l’on fait  d’habitude.
Le danger le plus sérieux c’est la présence  d’une artériosclérose  latente   ou du moins  d’une insuffisance cardio-circulatoire dont le sportif ne s’est pas  encore rendu  compte et qui n’a pas encore présenté de manifestations gênantes évidentes.
Pour une première sortie, l’important c’est de respecter son rythme. Marcher d’abord, puis allonger ses  pas pour passer à la fin en petites foulées du jogging. A ce niveau, un petit testing tout simple permet de savoir si l’on est au bon rythme. Lorsqu’on ne peut pas tenir une conversation en courant, c’est qu’il faut recommencer à marcher car on a dépassé ses capacités cardiaques.
Les signes que tout sportif doit parfaitement connaître sont : une tachycardie c’est-à-dire une accélération du pouls même au repos. La douleur thoracique qui peut annoncer une insuffisance coronaire. La lipothymie : sensation d’angoisse, de perte  de connaissance imminente  accompagnée de sueur avec voile devant les yeux et pâleur qui peut amener à une syncope. La syncope, c’est  un arrêt brusque et transitoire de la fonction  circulatoire et respiratoire  entraînant  une perte de connaissance. Une dyspnée  inadaptée qui est une gêne respiratoire qui peut-être un asthme, une bronchite ou une cardiopathie grave. Ces signes exigent  l’arrêt immédiat de la course et une consultation urgente du cardiologue.
Il y a aussi certaines contre-indications dans la pratique du sport  durant le mois de ramadan ou en dehors de celui-ci  dont : la fièvre et la grippe qui sont des contre-indications temporaires de la pratique du sport, il y a risque  d’une myocardite virale qui peut être fatale. Le tabac n’est pas compatible avec l’exercice physique, car il coupe le souffle, diminue l’oxygène dans le corps ainsi que la performance. Le tabac détruit la vitamine C qui est la vie de l’effort physique. Le port d’un imperméable au cours d’un exercice physique quelconque peut provoquer la sudation, il est à éviter car notre peau respire et de ce fait, il y a risque d’intoxication grave.
Pour conclure, l’effort  physique bien pratiqué peut rendre de grands services. Il y a cependant une limite à ne pas franchir. La pratique de tout sport peut-être  à la fois bénéfique  et dangereuse, il faut savoir jusqu’où  l’on peut aller.

Abdelmajid Bouslim
Mardi 16 Juillet 2013

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