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Sommet du G20 : La crise de la zone Euro au centre des débats




Sommet du G20 : La crise de la zone Euro au centre des débats
L’hypothèque électorale grecque à peine levée, les dirigeants européens ont été vivement priés lundi d’agir avec ambition contre la crise dans la zone Euro, aussi bien sur le plan économique qu’institutionnel, lors d’un sommet du G20 au Mexique placé sous le signe de la croissance.
Ces demandes pressantes n’ont guère été du goût du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, selon lequel les dirigeants européens ne sont pas «venus ici pour recevoir des leçons de démocratie ou de politique économique».
Selon le projet de communiqué final consulté par Reuters, les pays de la zone Euro sont invités à «prendre toutes les mesures politiques nécessaires pour préserver l’intégrité et la stabilité de la zone Euro, y compris en matière de fonctionnement des marchés financiers et en brisant la boucle qui lie les Etats souverains et les banques».
Le président américain Barack Obama, qui a demandé à rencontrer les dirigeants européens dans la soirée, s’est d’abord entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel. D’après son porte-parole, il a salué les discussions en cours sur les mesures visant à «renforcer l’intégration européenne».
Les dirigeants européens ont de leur côté rejeté l’argument selon lequel la zone Euro est seule responsable de la baisse de croissance dans le monde.
La Syrie, où perdurent les violences, a dominé la rencontre entre Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine en marge du sommet. Dans une ambiance manifestement glaciale, les deux hommes ont demandé l’arrêt des violences et le dirigeant russe a souligné les «points communs» avec son homologue américain sur ce dossier.
L’essentiel des débats porte cependant sur la relance de la croissance de l’économie mondiale, qui figure au cœur du projet de communiqué, alors que l’accent semble beaucoup moins porté qu’auparavant sur la rigueur budgétaire, défendue notamment par Berlin et Londres. Dans sa formulation la plus forte depuis trois ans, le G20 s’engage à «prendre les mesures nécessaires» pour soutenir l’économie mondiale, selon un projet de communiqué final. «Si les conditions économiques venaient à se dégrader davantage de manière importante, les pays disposant de marges de manœuvre budgétaires suffisantes se tiennent prêts à coordonner et à mettre en œuvre des mesures budgétaires à leur discrétion pour soutenir la demande intérieure, comme il convient», est-il écrit dans ce projet obtenu lundi par Reuters.
 Les cinq puissances émergentes regroupées sous l’acronyme BRICs (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont ainsi convenu d’accroître leurs contributions au FMI, dont 43 milliards de dollars pour la Chine. Elles posent toutefois deux conditions: que le FMI ait déjà utilisé ses ressources existantes et qu’il applique la réforme des droits de votes de 2010 pour donner à ces pays un droit de regard plus étendu en son sein.
Initiative rare au niveau du G20, le projet de communiqué fait nommément référence à un pays, la Grèce, où Barack Obama a estimé que le résultat des élections législatives avait ouvert «une perspective positive». «Nous souhaitons que la zone Euro travaille en partenariat avec le prochain gouvernement grec pour s’assurer qu’il reste sur la voie des réformes et du maintien dans la zone Euro», est-il écrit.
José Manuel Barroso a de son côté fait part d’une volonté, en Europe, de faire plus pour la Grèce en matière de croissance.
«Les Grecs ont fait des efforts immenses en termes de consolidation budgétaire mais ils n’ont pas assez avancé en termes de réformes structurelles», a-t-il dit.
«Nous sommes prêts à voir avec nos amis Grecs comment trouver des mesures qui auront un impact immédiat pour la croissance et l’emploi», a-t-il ajouté, évoquant l’utilisation possible des fonds structurels européens.
Selon un responsable de Nouvelle démocratie (ND), la formation conservatrice arrivée en tête aux élections législatives grecques, Athènes compte demander à la troïka de ses créanciers internationaux d’étaler sur quatre ans et non plus deux les mesures d’austérité prévues pour réaliser 11,7 milliards d’euros d’économies.
Mais Angela Merkel a répété que Berlin s’opposerait au moindre assouplissement des engagements d’Athènes sur les réformes
L’Allemagne est l’objet de tous les regards après les élections en Grèce et la nette victoire des socialistes aux élections législatives françaises, qui a conforté le président François Hollande, l’un des partisans européens les plus affirmés d’un «pacte de croissance» au côté du «pacte budgétaire» européen.

REUTERS
Mercredi 20 Juin 2012

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