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Sommet de Syrte : Sursis arabe pour Israël




Sommet de Syrte :  Sursis arabe pour Israël
Les treize pays réunis à Syrte, en Libye, ont décidé de laisser une chance aux tentatives américaines de relancer les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, bloquées depuis la reprise de la colonisation.
Tout en apportant son soutien à la position de Mahmoud Abbas - qui refuse de négocier avec Israël à l'ombre de la colonisation - le comité de suivi du processus de paix à la Ligue arabe a donné vendredi un mois de sursis aux négociateurs pour parvenir à un compromis qui permettrait une relance des discussions.
Ce répit s'accompagne toutefois d'un ferme avertissement à l'État sioniste, mis en garde contre les conséquences d'un refus de compromis. "Nous soutenons la position du Président palestinien appelant à une suspension totale de toutes les activités de colonisation afin de reprendre les négociations", a précisé le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe Ahmad Bin Helli, qui a lu la déclaration commune issue de la réunion de Syrte. Les partenaires arabes ont également appelé Washington "à poursuivre ses efforts destinés à réunir les conditions nécessaires pour remettre le processus de paix sur les rails, notamment par un arrêt de la colonisation".
Cette position, qui laisse une marge aux efforts américains, a été saluée par les Etats-Unis. "Nous continuerons à œuvrer (...) pour faire progresser les négociations afin de parvenir à la solution de deux Etats", a promis Washington. La France s'est également félicitée que la Ligue arabe ait laissé "une porte ouverte" pour tenter de sauver les négociations de paix. Israël n'a pas encore réagi officiellement mais un proche du Premier ministre, cité par la radio, s'est félicité que la porte des négociations n'ait pas été fermée définitivement, estimant que "le pragmatisme l'a emporté". Pour le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, Washington aura ainsi un mois pour tenter "de trouver une solution au problème de la colonisation".
En cas d'échec, des participants à la réunion arabe ont rapporté des alternatives proposées par Mahmoud Abbas dans son discours à huis clos: demander à Washington de reconnaître un Etat palestinien dans les frontières de 1967, recourir à cette fin au Conseil de sécurité de l'ONU, ou demander à l'Assemblée générale de l'ONU que les Territoires occupés soient mis sous tutelle internationale.
Mais le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a précisé qu'un recours au Conseil de sécurité pour demander la proclamation d'un Etat palestinien, n'est "pas à l'ordre du jour". "Ce qui est envisagé actuellement, c'est de permettre aux Etats-Unis de poursuivre leurs efforts pour parvenir à un gel total de la colonisation", a-t-il dit. Si dans un mois, la situation est toujours bloquée, le comité arabe se réunira de nouveau pour examiner d'autres "alternatives".

AFP, Reuters
Lundi 11 Octobre 2010

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