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Soirée en hommage à Abdelwahab Doukkali à Sidi Belyout : Le "vini, vidi, vici" d'un César de la chanson




Soirée en hommage à Abdelwahab Doukkali à Sidi Belyout : Le "vini, vidi, vici"  d'un César de la chanson
La soirée organisée en hommage à Abdelwahab Doukkali, dans le cadre des festivités de "Ramadaniate Al Baidae Attakafia", restera dans les anales tant elle a remporté  un succès retentissant. Certes, la première explication de ce succès est la personne qui a été honorée, un artiste et un personnage hors pair dont les apparitions drainent toujours la grande foule. Ce soir-là, la salle du Complexe culturel Sidi Belyout était comble. Et si cette soirée avait été organisée au Complexe Mohammed V, il l'aurait été  également. C'est une manifestation qui nous a rappelé les grandes soirées d'antan où l'on venait en famille écouter de la bonne musique et où les artistes se livraient à une émulation aussi saine que fructueuse.
Abdelwahab Doukkali était égal à lui-même bien qu'il ait caché comme il pouvait son émotion. Car aussi grand que puisse être un artiste, il ne peut rester insensible à un tel  geste. Un geste qui le réconforte, lui met du baume au cœur en lui manifestant, une fois de plus, l'admiration du public.
Toujours aussi élégant et aussi imposant, ce grand artiste qui ne cesse d'enchanter,  d'étonner et de séduire depuis cinq décennies, répondait, comme il pouvait, aux manifestations d'amour et de reconnaissance pour son talent intarissable. L'assistance était d'ailleurs très relevée, car l'on comptait des représentants de plusieurs sphères, des représentants de marque, des noms qui impactent.
Tous auraient tant aimé apporter un témoignage. Mais les impératifs de l'organisation ne le permettaient pas. Toujours est-il qu'on a remarqué la présence du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri et suivi avec beaucoup d'intérêt les témoignages du doyen du théâtre marocain, Abdallah Chakroun, de l'ex-ministre de la Culture, Touria Jabrane, du doyen des réalisateurs marocains, Abdallah Mesbahi, de Mohamed Derhem, président de l'Alliance des syndicats des artistes ainsi que Hassan Nejmi et Dr Ahmed Mansouri. Tous ont mis en exergue le talent de Abdelwahab Doukkali, son apport à la chanson marocaine et arabe et sa longévité artistique ; preuve éloquente de potentialités inépuisables.
En effet, Abdelwahab Doukkali nous a bercés des années durant et enchantés par des chansons qui sont inscrites en lettres d'or dans notre mémoire collective. Plus de 400 chansons qui, toutes ou presque, ont eu leur lot de réussite et de célébrité. Mieux, il est le premier à voir ses chansons reprises par des chanteurs étrangers et à imposer la chanson marocaine sur la scène orientale. "Mana Illa Bachar" et "Marsoul El Hob", n'en sont qu'une illustration modeste puisque Doukkali qui avait séjourné au Caire dans les années soixante et rencontré Mohamed Abdelwahab qui lui avait manifesté son admiration, commençait à cette époque déjà à s'imposer en tant que l'un des meilleurs chanteurs-compositeurs du monde arabe. Un artiste qui sait choisir ses textes et rendre compréhensibles les paroles. Doukkali a, il y a longtemps, prouvé que le dialecte marocain n'est pas un handicap et n'empêche pas la diffusion de la chanson marocaine.
Et artiste comme il est, il a touché à tout et excellé partout. Outre la musique, il a fait du théâtre, du cinéma, de la peinture, de la musique de films, bref, c'est un artiste complet et accompli.
Ce sont ces qualités-là qui ont été consacrées et reconnues par la prestigieuse Académie Art-Sciences-Lettres, qui lui a décerné récemment l'une des plus hautes distinctions. Dorénavant, il trône au Panthéon aux côtés d'autres célébrités internationales distinguées par cette Académie et qui ont marqué l'histoire par leurs talents et leur créativité. Abdewahab Doukkali qui était très enchanté et honoré par ce geste à portée internationale et universelle, n'en était pas moins déçu, à juste titre d'ailleurs,  par le manque d'intérêt manifesté par les médias face à cette distinction qui honore tout le pays et pas seulement cet artiste.
Et comme c'était sa soirée, on a eu à écouter certains de ses succès interprétés par de jeunes talents avant de l'entendre interpréter, en luth et en solo, la célèbre "Kane ya Makane".
Une grande soirée, on ne le répétera jamais assez, une soirée qui rappelle les années de l'âge d'or de la chanson marocaine et marquera d'une pierre blanche ces soirées ramadaniennes  version 2010.
Un grand bravo aussi aux organisateurs et à tous ceux qui ont veillé à la réussite de cet événement comme  Kamal Dissaoui qui a déployé de grands efforts pour que tout le monde, public, médias et invités, soit accueilli dans les meilleures conditions.


par Abdeslam Khatib
Vendredi 10 Septembre 2010

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