Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Société tu m'auras pas : “Ne point frapper, ne point fuir”




Les Tangérois sont des effrontés. Les chenapans ! Ils ont encore osé marcher faisant preuve ainsi de non-respect et de hardiesse envers Amendis et à un degré politique plus au maire en les priant, d’une impudence et d’une indolence à l’image du crédo du Nord: “Ne point frapper et ne point fuir”, à plier bagage au cri du fameux et désormais légendaire ‘’dégagez !’’. 
Samedi, bougies en mains, histoire d’être à la hauteur de leur révolte, ils ont arpenté boulevards et avenues sans en braver les interdits et ce, tous autres feux éteints. 
Si, il y a de cela une semaine, jour ou nuit de castagne, ils étaient un peu plus d’une dizaine de miliers de manifestants à se faire voir sur la voie publique, cette fois-ci ils étaient plus du double à ronchonner pacifiquement en déambulant leurs rues en pentes. 
Contagieuse, la grogne aurait même gagné, semble-t-il les rues d’autres villes du Nord et celles de M’diq peuvent vous en dire des choses. 
 Mais qu’est-ce à dire ce regain d’enthousiasme malgré les mesures, à titre ‘’d’éteignez vos bougies’’, prises en semaine par une commission de l’Intérieur, histoire d’atténuer l’impact de l’incendie débutant ? Même le maire pjdiste, tout juste arrivé en fin d’été, Bachir Abdallaoui qui avait, en trois actes, (prospérité de Tanger-Métropole, optimisation des finances communales et amélioration des services du citoyen) promis à ses administrés monts et merveilles, y a mis du sien la veille en conférence de presse. 
Il avait tenu, foi de maire tout nouveau venu et tout de bonnes intentions politicardes, à les rassurer affirmant que lui-même avait transmis leurs revendications à la direction d’Amendis et que d’ailleurs plusieurs réunions étaient en cours pour y répondre. 
Mais rien n’y fit ! Mordicus nos Tangérois ont, une fois de plus, bravé l’ordre et le maire établis et plus nombreux, bougies en mains, ils leur ont tenu tête ensemble. 
Si ce n’était la sinistrose des temps nouveaux, on aurait volontiers chanté l’air de la fameuse chanson qui aurait dit : “Ce fut le plus charmant des remue-ménages qu’on ait vu de mémoire de papillon’’ ... de nuit soit dit. Nos Tangérois, minuit sonnante, finirent par revenir à leur domicile et rallumer leurs feux ‘‘en se promettant “un volcan dans l’âme d'aller, des millions, des milliards de fois et même davantage, ensemble à la révolte des bougies, jusqu’à ce que lumière soit faite sur une histoire aussi passionnante que passionnée.

Par Mohamed Jaouad Kanabi
Lundi 2 Novembre 2015

Lu 1225 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs