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Société tu m’auras pas : Désobéissance civile ici-bled




La désobéissance civile, selon l’ami Wiki «est le refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique».
Pour notre cas et en ces lignes, que l’on se rassure, il n’est nullement question de rébellion. N’y voyez, qu’un chapitre de plus dans le feuilleton Amendis saison 2 dont on aurait aimé que la série tire à sa fin.  Les regards, ici, sont dirigés vers notamment le phénomène contagieux qu’il a engendré. En effet, après Tanger, la désormais illustre révolte des bougies a fait tache d’huile et s’est répandue de facto aux régions attenantes à la ville du Détroit, Tétouan, M’diq, Fnideq et Larache entre autres et où malgré monts et merveilles promis, il est encore attendu d’autres manifestations tous feux éteints, ce week-end.
La question ici, n’est ni d’ordre politique ni juridique, mais du domaine du social. Si d’un point de vue, l’eau et l’électricité, en dépit d’une nature à ne pas faire bon ménage, sont étroitement liées à un degré de légitimité au regard du besoin de première nécessité qu’elles engendrent, elles n’en demeurent pas pour autant, dans ces régions du Royaume et d’une avidité, harmonieusement exploitées par Amendis.
L’entreprise délégataire, d’une économie de bout de chandelles quant à sa gestion interne, se rattrape aisément sur le dos du consommateur qui a vu sa facture multipliée par deux, trois voire quatre ou plus depuis que la municipalisation s’est désistée à son profit. Les gens aux bougies, descendus en pionniers, dans les rues tangéroises en pente, dénoncer des prix excessifs, ont eu ce mérite d’avoir en parallèle, mis à nu une gestion désastreuse en pointant le propre de ces sociétés délégataires du service public qui est de se sucrer tout en versant d’énormes dividendes à leurs actionnaires.
Ces dernières, en plus de ne guère investir, négligent et mettent à mal l’infrastructure mise à disposition dont elles ont la charge et ce, sous l’œil bienveillant du délégant. Dans l’histoire, la vache à traire par excellence, l’utilisateur, le client ou l’abonné c’est selon, en devient et tant pis pour son grade, un vrai dindon de la farce.
La décision donc de désobéir devient le seul moyen qui s’impose et ne s’en révèle que plus fondée en l’absence d’une écoute impartiale et du manque de sincérité des autorités quant à ce dossier. A défaut de déclarer la neutralité qui doit prévaloir en pareille cause, au contraire, elles ont pris parti. La rue ici-bled ne saisit guère le sens de cette défense, aveugle, mordicus et tous azimuts envers des délégataires peu amènes à faire entrevoir le plus ajouté promis.
La seule voie à ce travers de société jusqu’à présent, celle de la sagesse et du souci à corriger l’injustice, a été la voie Royale.
Qu’en est-il de ces autres, ceux censés réparer ces torts? Bien des choses. Ils n’en finissent pas de balbutier leur maladresse, briller d’une absence de clairvoyance et au diable la rue.

Par Mohamed Jaouad Kanabi
Samedi 14 Novembre 2015

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