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Sit-in devant l’hôtel Rivoli : Les employés dépités




Situé au boulevard d’Anfa à Casablanca, l’hôtel 4 étoiles Rivoli n’est plus ce qu’il l’était. Les quelque 200 employés ont observé hier un sit-in devant l’hôtel pour dénoncer les conditions de travail désastreuses et la négligence de l’établissement par ses propriétaires. Alors que l’hôtel est situé à un lieu stratégique pour attirer des clients, les locaux et les prestations sont loin d’être à la hauteur : ascenseurs et chaudières en panne,  sanitaires dégradés, entre autres. Les employés parlent de «danger imminent» pour la clientèle.                                                                        
Construit, il y a 24 ans, l’hôtel n’a bénéficié d’aucun changement depuis son rachat par l’entreprise Actif Invest. Les employés qui n’en peuvent plus de travailler dans de telles conditions, réclament le rétablissement des normes, le respect des accords préalablement établis par le cahier revendicatif et les mêmes avantages sociaux en vigueur dans les hôtels aux alentours. Au lieu de cela, l’entreprise a mis en place une stratégie visant à licencier un maximum d’employés jusqu’à fermeture définitive de l’établissement. A l’heure actuelle, l’effectif des employés a déjà été réduit de moitié.
La situation a entraîné de graves conséquences pour l’hôtel qui voit sa clientèle diminuer fortement comme en témoigne un des employés qui déplore la perte de clients fidèles venus des quatre coins du monde. C’est avec beaucoup d’émotion que cet employé nous confie avoir été «poussé dehors». Plutôt que d’attendre le licenciement qui lui pendait au nez, il a préféré quitter les lieux dignement, mais il ne peut s’empêcher d’exprimer son empathie pour ses anciens collègues qui, eux, continuent de vivre ce calvaire tous les jours. Outre le retard dans le paiement des salaires, les employés subissent une pression constante. La menace de perdre leur emploi est pour eux, une épée de Damoclès, mais c’est lorsqu’ils se retrouvent face aux clients que la honte atteint le comble. «On travaille avec des cuillères en plastique», témoigne un employé, «on ne peut même plus regarder les clients dans les yeux», déplore-t-il.

Mae Ait Bayahya
Vendredi 21 Janvier 2011

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