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Sit-in à Aït Melloul des familles des martyrs, disparus et ex-détenus du Sahara marocain : Contre l’indifférence et l’oubli




Sit-in à Aït Melloul des familles des martyrs, disparus et ex-détenus du Sahara marocain : Contre l’indifférence et l’oubli
La section d’Aït Melloul de l’Association nationale des martyrs, des disparus et ex-détenus du Sahara marocain, monte au créneau pour dénoncer l’oubli et l’indifférence  à l’égard de la situation sociale des familles des soldats portés disparus dans la guerre du Sahara, des ex-détenus par le Polisario  ainsi que des orphelins, veuves des soldats tombés sur le champ d’honneur pour la  défense de l’intégrité territoriale. Près de 100 familles des martyrs, 48 des ex-détenus dans les geôles de Tindouf et celles de 5 disparus lors de la guerre du Sahara, habitant dans la région d’Agadir, organisent aujourd’hui, mardi 9 novembre, à 11h, un sit-in devant les locaux de la Fondation Hassan II des œuvres sociales des anciens militaires et combattants à Agadir. Cette action de protestation intervient suite à la réunion avortée du mois d’août dernier. Les requêtes de ces familles qui se considèrent comme étant des «inconnus au bataillon»,  portent essentiellement sur l’amélioration de leurs conditions de vie qu’elles qualifient de dramatiques et  indignes. A commencer par la valorisation de la pension  de retraite que perçoivent les veuves ne dépassant guère 1000 à 1800 DH. Les familles protestataires décrient par ailleurs l’invalidité des cartes qui leur sont octroyées, à savoir celles de  ‘‘Pupille de la nation’’, de l’‘‘ancien combattant’’ et de ‘‘détenu libéré’’. Autre motif attisant la  colère des familles : 65% parmi leurs enfants sont titulaires de diplômes notamment en informatique, coiffure, hôtellerie et autres certificats attestant des études universitaires, mais la quasi-totalité végète dans l’oisiveté et le chômage. Aussi, revendiquent-elles le droit à l’insertion de leurs progénitures  dans le monde du travail. La colère des familles  trouve sa justification, dans le fait qu'elles ne bénéficient pas,  à l’instar de celles des combattants pour l’Indépendance, d’agréments  de transport,  encore moins des avantages rétribués par les  «cartes de la Promotion nationale». La détermination de ladite Association à faire aboutir les doléances de ses adhérents est ferme, malgré les tergiversations des  responsables qu’elle a contactés.


IDRISS OUCHAGOUR
Mardi 9 Novembre 2010

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