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Silence … On rend hommage à Ahmed Bouânani




Rarement sous les projecteurs durant sa vie, feu Ahmed Bouânani vient d’être le héros de la cérémonie d'ouverture du Festival universitaire du cinéma qui a eu lieu, mercredi soir, à Errachidia. Un hommage posthume auquel ont pris part des comédiens, critiques et professionnels du cinéma. Quelques-uns avaient connu le créateur, pour avoir travaillé avec lui, tels Ahmed Rzine, l’un des protagonistes d’« Assarab » (Mirage) ou Mohamed Bestaoui. D’autres avaient connu l’homme, sur le plan amical et professionnel au sein du Centre cinématographique marocain (CCM). Sa femme et sa fille Touda, elles, avaient connu et l’homme et le créateur. Pour cette occasion, Touda qui venait directement de France lui avait dédicacé son film, où elle se rappelle de pans de la vie, à travers des images et un récit. Outre les témoignages et les mots prononcés par le directeur du Festival Amer Cherqui, le public s’est réjoui de la projection du film d’Ahmed Bouânani « 12/6 ». Une sorte de caméra-voyage à travers les facettes de la vie casablancaise des années 60. Un film qui archive de la meilleure façon possible tous les moments d’une vie quotidienne d’une ville, d’un peuple, d’un pays: les costumes, les véhicules, les restaurants, les institutions, le niveau de développement, les endroits…
« A la mémoire d’Ahmed Bouânani, l’homme et le créateur » est le thème de la 6ème édition du Festival du cinéma universitaire ouvert, mercredi soir à Errachidia, en présence d’un parterre d’artistes. Bref, dans « 12/6 », l’on a apprécié l’œil cinématographique d’un artiste, son rapport à l’image et sans mot aucun avec la vie sociale du nouveau Maroc  indépendant. Les critiques présents, notamment Moulay Driss Jaidi, Hamid Tbatou, Mohamed Chouika, Farqzayd Benbouchta, pourront développer ces thématiques lors de la journée d’étude dédiée à son apport.
Natif de Casablanca en 1938, feu Bouânani qui n’était pas uniquement réalisateur, mais également scénariste, écrivain, poète, reste l’auteur de l’un des plus beaux films marocains « Mirage » (Assarab), signé en 1979. Il était l’un des jeunes lauréats de l'Institut des hautes études cinématographiques à Paris (IDHEC), durant les années 60.
Directeur du festival, Amer Cherqui a fait noter que désormais le prix du concours lancé lors de cette 6ème édition portera le nom de cet intellectuel polyvalent, en guise d’hommage à ses contributions. Pour sa part, le doyen de la Faculté polydisciplinaire d’Errachidia, Mohamed Eddouks, a évoqué le rôle majeur de la formation des jeunes étudiants, ce qui leur permettrait d’accéder au professionnalisme. Ce que les organisateurs n’ont pas pu dire, cependant dans leurs mots, par convenance, c’est surtout l’absence de l’intérêt des autorités à cette manifestation. Aucune contribution au niveau de la communication, ou du soutien, encore moins leur présence à l’ouverture … une manière de dire la place qu’occupe la culture dans la pensée de nos gestionnaires locaux en manque de recyclage. Mais, ce rôle a été parfaitement assumé par l’ensemble des organisateurs.

Rachida Alami
Samedi 19 Mars 2011

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