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“Silence”, le dernier né de Scorsese




Le cinéaste américain Martin Scorsese a annoncé lundi à Tokyo la sortie juste en fin d’année de son film "Silence" sur les persécutions des chrétiens au Japon au XVIIe siècle, in extremis pour pouvoir prétendre à un Oscar en 2017. Prévue initialement en 2015 et repoussée à plusieurs reprises, l'arrivée du film en salles se fera de façon limitée dans un premier temps sur "six à sept jours à partir du 23 décembre" aux Etats-Unis, avant une sortie mondiale prévue en janvier, a-t-il dit à la presse. Parmi les acteurs figurent Andrew Garfield, Liam Neeson et Adam Driver et le Japonais Tadanobu Asano. Cette dernière œuvre est inspirée du roman de l'écrivain catholique japonais Shusaku Endo, Chinmoku (Silence, 1966), qui relate l'histoire de missionnaires jésuites portugais du XVIIe siècle témoins des tortures subies par les convertis japonais.
 Déchirés entre le refus de céder aux appels à abjurer pour faire cesser les tourments de leurs ouailles, et la culpabilité face à leurs souffrances, ils sont pris de doute devant le "silence de Dieu". "C'est un film que je voulais faire depuis 27 ans ou même plus. Pour diverses raisons il n'a été réalisé que récemment", a dit Martin Scorsese, venu à Tokyo pour recevoir le prix Praemium Imperiale, surnommé "le Nobel des arts". 
Le film a été tourné à Taïwan mais le cinéaste s'est rendu dans le sud du Japon pour se documenter et rencontrer les descendants de chrétiens entrés au XVIIe siècle dans la clandestinité. 
Ces "chrétiens cachés" ont, sans prêtres ni bibles, transmis à travers les siècles leur foi et leurs rites très particuliers, jusqu'à refuser de rejoindre l'Eglise catholique à son retour sur l'archipel au XIXe siècle. En 2009, le cinéaste rencontre certains d'entre eux dans la région de Nagasaki, sur l'île méridionale de Kyushu. "Nous les avons interrogés sur leurs pratiques et les différences avec celles de l'église catholique de Nagasaki, les différences de rituels", a expliqué Martin Scorsese. "Il était intéressant de les entendre parler de la langue: ce mélange de portugais, de japonais et de latin. C'était une rencontre très sereine, très simple et je pense que ce qui en est ressorti, c'est la puissance, le sacrifice, l'engagement et la conviction de leurs ancêtres qui ont été des martyrs de la foi. Pour moi, c'était presque comme rencontrer un des chrétiens cachés du XVIIe siècle et cela a changé ma façon d'appréhender les scènes et les personnages"

Libé
Mercredi 19 Octobre 2016

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