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Si-in, grèves de faim et menace d'année blanche : Les enseignants du primaire durcissent le ton




Si-in, grèves de faim et menace d'année blanche : Les enseignants du primaire durcissent le ton
Il s'appelle Ali Sbah, enseignant depuis plus de 30 ans, il a aujourd'hui 53 ans. Il fut tabassé lundi 16 mai courant devant le ministère de l'Education nationale par les forces de l'ordre lors d’une intervention musclée pour disperser les 4000 enseignants du primaire classés à l'échelle 9. Ces derniers sont entrés en grève depuis plus d'une semaine et poursuivent leur lutte quotidienne devant le Parlement et le siège du Département d'Akhchichine. Ali a été grièvement blessé. Son nez est cassé. Comme ses collègues, prisonniers de la cellule n° 9 comme ils préfèrent être appelés, Ali soutient qu'il ne quittera pas la place sans une augmentation de salaire et l’obtention de l'échelle 10. D'ailleurs, il devait atteindre cette échelle, comme des milliers d'autres enseignants depuis 2003; or le ministère a retardé le processus.
Ces enseignants ayant quitté leurs classes pour défendre leurs droits à la dignité sont maintenant soutenus par plusieurs centrales syndicales. A leur tête, la Fédération démocratique du travail qui a rejoint la lutte pour encadrer et faire pression en vue de garantir le droit de ces 17.000 grévistes qui menacent également d'une année blanche. Pourtant, dans leurs slogans comme dans leurs communiqués, ces professeurs font preuve d'un civisme sans égal. « Pardon chers élèves, nous aurions aimé être dans nos classes, mais c'est bien Monsieur le ministre qui refuse et nous humilie », « Joyeuse année blanche Akhchichine! » ou encore « Les élèves sont dehors et les médias publics dansent », tels sont des slogans entre autres scandés par ces militants.
Face à cette situation qui menace l'école publique, aucun dialogue n'a été entamé par le ministère. Ils sont aujourd'hui 30 enseignants à avoir déclenché une grève de la faim. Plus de 48 heures se sont écoulées. Le ministère garde un silence scandaleux. Les syndicats ont rejoint la Coordination de la cellule numéro 9 au moment où la lutte s’intensifie.

Montassir SAKHI
Mercredi 18 Mai 2011

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1.Posté par moussa le 18/05/2011 21:33 (depuis mobile)
c'est grave ce que nos gouverneurs fassent au lieu d'ouvrir un dialogue avec les professeurs condamnées à terminer leur vie dans la prison de l'echelle 9 le gouverneur leur envoie les forces....

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