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Session de formation au profit des cadres de la délégation générale pénitentiaire

Pour le respect de la loi, des droits de l’Homme et de la dignité du détenu




Session de formation au profit des cadres de la délégation générale pénitentiaire
“La protection des droits de l’Homme en matière de traitement des détenus en situation de précarité” est le thème d’une session de formation qui a débuté, mardi à Rabat, au profit de cadres de la délégation générale de l’Administration pénitentiaire, dans le cadre du partenariat entre la délégation, la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus et l’Organisation internationale pour la réforme pénale (OIRP).
Cette session de trois jours revêt un caractère bien particulier, dans la mesure où elle est destinée à des catégories précaires dans les établissements pénitentiaires, englobant les femmes, les enfants et les personnes à besoins spécifiques, a souligné à cette occasion le délégué général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Hafid Benhachem, notant que cette formation est un complément des connaissances enseignées à l’Institut de formation d’Ifrane, relevant de la Délégation.
Les responsables de la gestion des établissements pénitentiaires sont appelés, insiste M. Benhachem, à s’impliquer dans la politique pénitentiaire de la délégation, qui est fondée sur le respect de la loi, des droits de l’Homme et de la dignité du détenu, en particulier les catégories en situation de précarité, réitérant l’engagement de son institution à mettre en œuvre l’ensemble des recommandations contenues dans le rapport du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) sur la situation des prisons.
Pour sa part, Mohamed Lididi, de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, a salué l’organisation de pareille formation qui s’inscrit, selon lui, dans le cadre de l’ouverture et de l’action menée par la délégation dans tout ce qui a trait aux droits humains et à la qualification et la réinsertion des détenus au sein de la société.
Il convient dans ce sens, poursuit-il, d’accompagner l’évolution des règles de référence dans le traitement du détenu et la loi régissant la détention, considérant que cette session est de nature à contribuer au développement des capacités et des connaissances des bénéficiaires dans le domaine des droits des prisonniers.
Pour Mahjoub El Hiba, délégué interministériel aux droits de l’Homme, cette rencontre s’insère dans un contexte général de promotion d’une politique pénitentiaire moderne mobilisant des moyens matériels, logistiques et humains et réunissant les conditions propices à l’élaboration d’une législation moderne en la matière, notant que l’actuelle loi est, dans sa globalité, conforme aux normes internationales du traitement des détenus, même si elle requiert un débat à la lumière du nouveau contexte national.
Il a tenu à signaler la dynamique enregistrée dans le Royaume en ce qui concerne l’interaction de la délégation envers les rapports publiés par les mécanismes nationaux des droits de l’homme, surtout ceux émanant du CNDH, saluant les efforts de la délégation en matière de renforcement de la politique pénitentiaire, la révision de la carte des prisons et la construction de prisons répondant aux normes internationales.
Dans une allocution au nom du président du CNDH, Mme Jamila Siouri a souligné que cette initiative traduit “l’interaction positive et sérieuse” de l’Administration pénitentiaire avec les recommandations du rapport du CNDH, notamment en ce qui concerne l’instauration d’un équilibre entre l’approche sécuritaire et celle des droits de l’Homme et le respect de la dignité du détenu.
De son côté, Azzeddine Belmahi, coordonnateur de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, a souligné que la formation permettra aux fonctionnaires des prisons de s’approprier les mécanismes nécessaires à la mise en place de l’approche de la qualification et de la réinsertion des détenus.
Enfin, El Haitam Chabli, de l’OIRP, a indiqué que son organisation, qui est présente dans 123 pays, travaille étroitement avec les pays et gouvernements qui sont animés d’une volonté politique de réforme de leurs systèmes de sanctions, comme il a pu le constater chez les organisations de la société civile au Maroc, qui connaissent, selon lui, un changement positif et montre une volonté à s’inscrire dans le processus de réforme.

Libé
Vendredi 10 Mai 2013

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