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Ses coffres-forts pleins d'inédits, le défunt Prince pourrait encore ravir ses fans 






 

Connu pour son intense créativité pendant ses 40 ans de carrière, le chanteur Prince pourrait continuer à ravir ses fans au-delà de la mort grâce aux trésors inédits enfermés dans des chambres fortes. Mais qui va décider de leur sort ? Le prince de la pop, décédé brutalement à 57 ans dans des circonstances encore inexpliquées, n'avait pas d'enfant connu, pas d'épouse, plus de parents et gardait d'une main de fer ses créations. Il avait un appétit insatiable de composer, allant jusqu'à donner des bipeurs à ses musiciens et à organiser une rotation de ses ingénieurs pour pouvoir enregistrer n'importe quand.

Dans un entretien au magazine Rolling Stone réalisé en 2014 mais publié après son décès, Prince a non seulement confirmé une rumeur persistante sur l'existence d'une chambre forte dans son complexe de Paisley Park, près de sa natale Minneapolis (Minnesota, nord), mais aussi révélé qu'il en avait plusieurs. "Je ne l'ai jamais dit auparavant, mais je n'ai pas toujours donné aux maisons de disques la meilleure chanson. Il y a des chansons dans la chambre forte que personne n'a jamais entendues", disait-il. Il révélait avoir conservé des "tonnes de trucs" dans ses chambres fortes y compris des albums inédits, dont deux conçus à l'époque du mythique "Purple Rain" (1984). Il a laissé entendre qu'il souhaitait réaliser une création historique, où de futures publications réuniraient les meilleures chansons --des hits et des titres restés dans l'ombre-- de sa carrière.
Prince "était comme un entonnoir.  C'est comme si quelqu'un déversait ces chansons en lui et qu'elles continuaient tout simplement à sortir de l'autre côté, comme un robinet d'eau coulant sans cesse", racontait Alan Leeds, responsable de la propre maison de disques de Prince, Paisley Park Records, dans un documentaire de la BBC en 2015. Brent Fischer, un compositeur ayant longtemps travaillé avec Prince, estimait dans ce documentaire que 70% des enregistrements n'avaient pas été publiés. 
Cette créativité obsessionnelle a généré l'un des conflits les plus célèbres de l'industrie musicale. Lorsque Warner Brothers essaie de réfréner ses ardeurs, Prince abandonne son nom de scène en 1993 pour un cryptogramme imprononçable baptisé "love symbol" et écrit "esclave" sur son visage pour dénoncer ses obligations contractuelles. Il a fallu attendre 2014 pour leur réconciliation, mais le chanteur a rapidement identifié un nouveau canal qui l'a enchanté: l'écoute en flux sur Internet. 
L'an dernier, il a conclu un partenariat avec Tidal, service de streaming du rappeur Jay-Z qui est le seul habilité à diffuser légalement sa musique. Prince avait expliqué que Tidal était synonyme de "liberté".

 

Libé
Mercredi 27 Avril 2016

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