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Série d'attentats à Bagdad revendiqués par l’EI



Des officiers de l’armée irakienne renvoyés en cour martiale



Plusieurs bombes ont explosé samedi dans Bagdad, la capitale irakienne, faisant au moins 24 morts, a-t-on appris de sources policières et médicales.
Dans le quartier chiite de Habibiya, quinze personnes ont péri dans l'explosion d'une voiture piégée qui a fait également 35 blessés. Ce quartier se trouve près de Sadr City, où plus de 70 personnes ont été tuées jeudi dans un attentat revendiqué par l'organisation Etat islamique (EI), le plus meurtrier à Bagdad depuis un an. Les autres bombes ont explosé à Tadji, dans le nord de la capitale, et dans les quartiers de Djisr Diyala, Madaen et Iskan. 
Le plus meurtrier, un attentat à la voiture piégée, a été enregistré dans un quartier à majorité chiite du nord de Bagdad où onze personnes ont été tuées et au moins 68 autres blessées. L'explosion a visé un endroit fréquenté par des gens qui achètent et vendent des voitures dans le quartier de Sadr City, où deux jours auparavant un attentat au camion piégé revendiqué par le groupe extrémiste sunnite Etat islamique (EI) avait fait au moins 54 morts et des dizaines de blessés sur un marché de fruits et légumes.
Les jihadistes de l'EI ont également revendiqué l'attentat de samedi et disent avoir visé un rassemblement de soldats, de policiers et de chiites, a rapporté le site spécialisé dans la surveillance de groupes islamistes SITE. 
L'EI affirme que plus de 20 personnes ont été tuées.
Le groupe vise fréquemment des endroits de rassemblement, comme des cafés et des commerces, dans des quartiers de la communauté chiite, que ces sunnites ultraradicaux considèrent comme hérétique.
L'attentat de jeudi à Sadr City était l'un des plus sanglants de ces derniers mois dans la capitale irakienne. Cette semaine, l'EI avait déjà revendiqué des attaques ayant fait lundi 33 morts au nord de Bagdad.
Par ailleurs, le Premier ministre irakien, Haïdar Al Abadi, a approuvé dimanche la décision de traduire devant une cour martiale les officiers de l'armée qui ont abandonné leurs postes lors de combats contre les terroristes de Daech au printemps dernier à Ramadi. La capitale de la province d'Al-Anbar est tombée aux mains du groupe extrémiste en mai dernier, signant l'un des plus importants revers militaires du gouvernement de Bagdad depuis près d'un an.
Dans un communiqué publié sur son site internet, le Premier ministre irakien précise approuver la décision de renvoi en cour martiale formulée par une commission chargée d'enquêter sur la chute de la ville.
Haïdar Al Abadi a entrepris une campagne de vastes réformes en Irak afin de lutter contre la corruption et l'inefficacité de l'administration dépendante des quotas religieux ou communautaires.
Ces mesures, qui se sont traduites par des limogeages de fonctionnaires, sont les plus importantes engagées par le gouvernement irakien depuis l'occupation militaire américaine.

Libé
Lundi 17 Août 2015

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