Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Sept morts dans une explosion dans le nord-est du Nigeria

Mécontentement contre les autorités incapables de juguler la violence




Sept morts dans une explosion dans le nord-est du Nigeria
Une explosion qui a ravagé lundi le principal marché de la ville de Bauchi, dans le nord-est du Nigeria, a fait sept morts et 25 blessés, a déclaré mardi la police.
Les autorités n'ont pas confirmé s'il s'agissait d'un attentat mais la région est régulièrement la cible d'attaques du groupe islamiste Boko Haram qui s'en est de surcroit souvent pris à des marchés.
L'explosion a incendié la majeure partie du marché de Bauchi, capitale de l'Etat du même nom, rendant l'accès difficile et expliquant qu'il faudrait du temps pour établir un bilan.
"Nous avons la confirmation que sept personnes sont mortes et que 25 autres ont été blessées à des degrés de gravité divers. Six ont quitté l'hôpital et 19 autres reçoivent des soins", a déclaré le porte-parole de la police Haruna Mohammed.
Il a ajouté que des pilleurs avaient tenté de profiter de l'incendie pour voler dans des boutiques et que sept d'entre eux avaient été arrêtés.
Lundi également, une bombe a explosé dans une gare routière de Gombe, dans l'Etat de Gombe voisin de celui de Bauchi, faisant au moins 20 morts.
L'attentat n'a pas été revendiqué mais là aussi Boko Haram est soupçonné.
Des combattants du mouvement avaient attaqué dimanche la ville de Geidam, dans l'Etat de Yobe, toujours dans le nord-est, rasant plusieurs bâtiments publics et libérant des détenus d'une prison.
Les violences des islamistes de Boko Haram ne cessent d'augmenter dans le nord-est du Nigeria, fief des islamistes, à l'approche des élections de février 2015.
Le président Goodluck Jonathan est candidat à sa succession mais beaucoup redoutent que l'organisation du scrutin soit impossible dans de vastes secteurs du nord-est du pays passés sous le contrôle du groupe armé.
Dans le nord du pays, le ressentiment ne cesse d'enfler contre les autorités, incapables de juguler les violences islamistes. L'insurrection islamiste et sa répression par les forces de sécurité nigérianes ont fait 13.000 morts et 1,5 million de déplacés depuis 2009.
La gravité de la crise a été illustrée aussi par l'enlèvement de 185 personnes, des femmes et des enfants pour la plupart, le 14 décembre à Gumsuri, une ville de l'Etat de Borno.
Cette attaque rappelait l'enlèvement de plus de 200 lycéennes en avril dernier à Chibok, dans le même Etat, qui avait suscité une indignation internationale. Après les événements de Chibok, le chef de l'Etat avait pourtant promis qu'un drame de ce genre ne se reproduirait pas.
Le principal opposant pour la présidentielle de 2015, l'ex-dictateur Muhammadu Buhari, originaire du nord, est parfois décrit comme plus apte à faire face à la menace Boko Haram, mais le président Jonathan, un sudiste, reste considéré par les observateurs comme le favori, en raison notamment de la puissance financière du parti au pouvoir.

AFP
Mercredi 24 Décembre 2014

Lu 387 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs