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Séminaire national sur les droits de l’Homme et entreprises au Maroc


Les centrales syndicales demandent de marier discours et pratique



Séminaire national sur les droits de l’Homme et entreprises au Maroc
«Il faut réduire le hiatus qui existe entre le discours et la pratique ». C’est le message qu’ont tenu à transmettre les principales centrales syndicales principalement à l’Etat et au CGEM lors du séminaire national organisé, mardi à Casablanca,  sur les «Droits de l’Homme et entreprises au Maroc».
« Il existe au Maroc du 21ème siècle certains entrepreneurs qui ont une mentalité archaïque et qui ne respectent pas les droits fondamentaux des travailleurs. Il faut les combattre », martèle Abderrahman Azzouzi, secrétaire général de la FDT. Cependant, il a en même temps loué le travail accompli par la « nouvelle tendance » au sein de la CGEM, surtout la dernière initiative de dialoguer, directement avec les centrales syndicales comme l’a confirmé Salah Eddine Kadmiri, vice-président général de la CGEM lors de son allocution durant ledit séminaire.
« Codifier les droits c’est très important, mais cela ne sert à rien si ces droits ne sont pas appliqués », précise Azzouzi lors de la séance d’ouverture de ce séminaire organisé conjointement par le CNDH et la CGEM.
Pour le secrétaire général de la FDT, les centrales syndicales œuvrent pour la réussite des entreprises, mais elles ont également l’obligation de défendre les intérêts des ouvriers et des fonctionnaires. « Nous nous ne lasserons pas », insiste-t-il.
De son côté, Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’UMT a mis en garde contre des pratiques qui portent atteinte aux droits de la classe ouvrière et des fonctionnaires notamment le refus de l’Etat marocain de ratifier la Convention internationale n° 87 de l’Organisation internationale du travail et qui régule le droit à l’organisation syndicale, ou encore le refus d’abroger l’article 288 du Code pénal qui constitue une épée de Damoclès susceptible de s’abattre sur les syndicalistes.
L’intervention du représentant de l’UGTM proche du Parti de l’Istiqlal, a critiqué, d’une manière indirecte, le gouvernement de Benkirane, notamment quand il a évoqué l’accord signé le 26 avril 2011 entre l’Exécutif et les syndicats les plus représentatifs, dont certaines dispositions n’ont pas été mises en application jusqu’à présent comme par exemple l’abolition de l’article 288 du Code pénal.
Selon les organisateurs de ce séminaire, l’objectif principal est de « comprendre la relation entre droits de l’Homme et entreprises en termes historique, de définition et d’impact, de faire un état des lieux des pratiques des parties prenantes en matière de protection et de respect des droits de l’Homme dans la sphère de l’entreprise, et d’identifier des perspectives de coopération sur cette thématique ».

T.M
Jeudi 7 Février 2013

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