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Semaine cruciale pour une coalition en Allemagne

Dernière ligne droite pour Merkel




Semaine cruciale pour une coalition en Allemagne

Angela Merkel devrait choisir cette semaine son nouveau partenaire de coalition, avant d’entamer avec lui des négociations pointues susceptibles de déboucher dans les deux mois qui viennent sur la formation d’un nouveau gouvernement.
La chancelière allemande devait avoir des entretiens avec les sociaux-démocrates (SPD) ce lundi à partir de 14h00 GMT, puis mardi avec les Verts, autre partenaire potentiel d’une coalition avec les conservateurs de la CDU-CSU.
L’Union chrétienne-démocrate (CDU) et son alliée de l’Union chrétienne-sociale (CSU) ont été les grandes gagnantes des élections législatives du 22 septembre, mais il leur a manqué cinq sièges pour atteindre la majorité absolue au Bundestag, la Chambre basse du parlement fédéral.
Avec 311 sièges sur un total de 631, les conservateurs doivent se trouver un partenaire de gouvernement, qui ne pourra être cette fois-ci le FDP (Libéraux), lequel n’a plus aucun député.
Angela Merkel a eu une première session d’entretiens préliminaires avec le SPD, plus important parti de l’opposition avec 193 sièges, et avec les Verts (63 sièges). Aucune décision n’a été prise et aucun parti n’a manifesté un grand désir de participer à une coalition.
Le SPD est le plus probable partenaire de la future coalition, ayant déjà gouverné avec la CDU-CSU de 2005 à 2009. Mais le plus ancien parti allemand, beaucoup moins puissant qu’en 2005, est divisé sur l’opportunité de gouverner à nouveau avec Angela Merkel.
“Les discussions de lundi auront une importance décisive pour répondre à la question de savoir s’il existe des bases solides à des négociations à part entière sur une coalition”, a déclaré la numéro deux du SPD, Andrea Nahles.
La probabilité de longues tractations, qui pourraient durer des mois, inquiète les partenaires européens de l’Allemagne, qui craignent que de telles négociations ne retardent les mesures nécessaires pour lutter contre la crise financière dans la zone euro, comme par exemple le projet d’union bancaire.
D’autant plus que les sociaux-démocrates ont compliqué les discussions avec Angela Merkel en faisant dimanche de la création d’un salaire minimum national une condition sine qua non de leur participation au gouvernement.
“Il n’y aura pas de gouvernement avec le SPD sans un accord sur un salaire minimum national de 8,50 euros de l’heure”, a prévenu Andrea Nahles dans les colonnes du Bild am Sonntag.
Même si l’avènement d’une coalition CDU/CSU-Verts est jugé moins vraisemblable, Angela Merkel, elle-même ancienne ministre de l’Environnement, mûrit une telle idée depuis des années et a promu autour d’elle des élus conservateurs ouverts à une telle alliance.
Elle pourrait bien avoir besoin des Grünen si le SPD traîne des pieds. Les dirigeants du SPD ont promis aux 472.000 adhérents du parti de pouvoir se prononcer par un vote sur un éventuel accord de coalition - décision sans précédent et risquée qui pourrait se retourner contre eux.

Reuters
Mardi 15 Octobre 2013

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