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Selon une étude menée par le Centre régional d’investissement de Casablanca

90% du délai supporté par le créateur d’entreprise est du temps mort




Selon une étude menée par le Centre régional d’investissement de Casablanca
Diminuer les délais, réduire la paperasse et contrecarrer la corruption qui gangrène les guichets multiples, c’est, en partie, pour faire face à ces maux que le Centre régional d’investissement de Casablanca a mis en place le guichet unique. L’objectif majeur consiste évidemment à simplifier au maximum les procédures relatives à l’acte d’investir dans la capitale économique. Certes, une grande amélioration a été constatée, mais beaucoup de travail reste à faire pour consacrer l’ouverture de Casablanca, non seulement sur les investisseurs étrangers, mais également locaux et nationaux.
C’est dans cet esprit d’ailleurs que le Centre régional d’investissement de Casablanca a signé, en mai 2008 une convention de partenariat avec la Société financière internationale (SFI) relevant du Groupe Banque Mondiale et l’Agence américaine pour le développement international (USAID). «L’objectif de ce partenariat est d’élaborer un schéma national de simplification des procédures de création d’entreprises et d’en assurer la mise en œuvre pour les composantes opérationnelles au niveau du CRI du Grand Casablanca et d’en promouvoir les composantes réglementaires», précise un communiqué du CRI de Casablanca.
Les résultats de la première phase de diagnostic ont été présentés le 12 janvier lors d’un séminaire qui a réuni l’ensemble des acteurs de la création d’entreprises aussi bien des administrations que du secteur privé. L’étude s’est concentrée sur une analyse multidimensionnelle des procédures dont le créateur doit s’acquitter lorsqu’il décide de créer son entreprise, que ce soit via les guichets uniques des Centres régionaux d’investissement ou via les guichets multiples des administrations régionales. Il a été conclu que le processus reste complexe, en dépit des simplifications mises en place par les C.R.I quant au traitement administratif des procédures de création. Ainsi 90% du délai supporté par le créateur est du temps mort aussi  bien en s’adressant au guichet unique qu’aux guichets multiples. Ce taux, trop élevé, est dû à la non automatisation des process, à une absence de délégations de signatures ou encore au non partage des informations entre administrations. La multiplicité des pièces à fournir ainsi que la nature complexe de ces documents ne facilitent pas non plus la tâche du créateur d’entreprise. L’analyse comparative des deux circuits de création, guichets uniques des CRI et guichets multiples des administrations a permis de dégager les chiffres suivants pour la région du Grand Casablanca : Les délais de création moyens sont respectivement de 4 jours pour le CRI et 9 jours pour le circuit des guichets multiples. En termes de déplacements, le circuit du CRI occasionne 4 déplacements tandis que celui des guichets multiples nécessite 13.  La deuxième phase du projet consistera en un re-engineering des procédures de création d’entreprises. L’approche repose sur des sessions de work shops, dont le premier est prévu le 26 janvier prochain. Les participants devront présenter un livrable de recommandations à court et à long termes sur les thèmes suivants : « Dossier Idéal », « Circuit Idéal », et « Système d’Information Idéal » en vue de réaliser la création en ligne. Quant à la dernière phase du projet, elle verra la mise en œuvre des recommandations à court terme dans la région du Grand Casablanca et la formalisation des recommandations à long terme. La vision du projet en septembre 2009 est de mettre en place un modèle de procédures harmonisées et qui peuvent servir de référence à l’échelle nationale. Ainsi la réussite de cette expérience dans la région du Grand Casablanca permettra la généralisation de ces nouvelles procédures dans d’autres régions du Maroc et de préparer la création en ligne. Les objectifs de ce projet s’accordent avec l’ambition du Maroc de progresser dans le rapport Doing Business, rapport de la Banque Mondiale/SFI, qui mesure la facilité de faire des affaires dans chaque pays. Ainsi il a été créé en mai 2008 le comité «Doing Business du Grand Casablanca» pour améliorer le classement de la région sur les principaux indicateurs du Doing Business. Ce comité regroupe les représentants des ministères des Finances, de l’Industrie, du Commerce et des Technologies de l’Information, de la Justice, des Affaires Economiques et Générales et les directions générales de l’OMPIC et de la CNSS. Les Associations professionnelles (l’Ordre des bâtonniers de Casablanca, l’Ordre des experts comptables, l’Association des comptables agréés, la chambre notariale) et des représentants de la CGEM font également partie du Comité.

kadimimohamed@yahoo.fr   


Mohamed Kadimi
Vendredi 23 Janvier 2009

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