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Selon une étude de la Direction des études et des prévisions financières

Casablanca perd 5,6% de part d’emploi industriel




Selon une étude de la Direction des études et des prévisions financières
L’analyse de la répartition régionale de l’emploi dans l’industrie manufacturière se caractérise par une disparité importante entre les régions. Une étude de la Direction des études et des prévisions financières relève qu’à elle seule la métropole économique concentre, en moyenne sur 2000-2007, environ 43% des emplois du secteur, faisant de Casablanca la première place industrielle, financière et commerciale du pays. Aussi, cette région a-t-elle enregistré, en 2007, le taux d’industrialisation le plus élevé au niveau national, soit 38%.
Toutefois, cette région connaît une compression de l’emploi industriel par rapport au niveau national avec une perte de 5,06 points depuis 2000 pour atteindre 43,64% en 2007. En partie, ce recul est attribuable au relâchement de certaines activités aux régions limitrophes notamment celle de Chaouia-Ourdigua qui a enregistré une hausse de 2,29 points par rapport à 2000 pour se situer à 5,04% de l’emploi industriel national en 2007. Par contre, son taux d’industrialisation reste en deçà de la moyenne nationale avec 18% en 2007.
La Direction des études et des prévisions financières explique que sur l’ensemble des régions, Tanger-Tétouan a enregistré la meilleure performance en termes d’emploi dans le secteur industriel de 2000 à 2007. Sa contribution à l’emploi industriel national s’est accrue de 3,29 points atteignant 17,26%. Cette hausse se justifie par le dynamisme enregistré par cette région en raison de l’attention particulière des pouvoirs publics et de l’important volume d’investissement qui lui a été alloué.
La croissance annuelle moyenne des investissements en faveur de cette région s’élève à 8,12% depuis 2000. Cette région draine à elle seule 11,02% des investissements nationaux alloués aux industries de transformation. Elle se place au troisième rang en termes
d’industrialisation au Maroc (26%), loin derrière le Grand-Casablanca (38%) et Fès- Boulmane (34%).
Les autres régions contribuent faiblement à l’emploi industriel en particulier les régions de Tadla-Azilal et du Sud dont l’apport ne dépasse pas 1% dans l’emploi industriel national. Ceci est généralement dû à la vocation rurale de ces régions et à la dépendance de leurs activités industrielles à l’amont agricole dont la production fluctue d’une année à l’autre. Par contre le taux d’industrialisation le plus faible en 2007 est réalisé par la région du Gharb-Chrarda-Béni Hssen (11%).
A en croire la même source, la structure de l’emploi par secteur révèle une concentration dans les industries intensives en mains-d’oeuvre à savoir l’industrie de l’habillement et de fourrures (32%) et les industries alimentaires (16%). Cette concentration est le résultat d’une politique sectorielle tirant profit de l’abondance de la main-d’oeuvre faiblement qualifiée en tant qu’avantage comparatif pour attirer les investissements.
Cette concentration qui s’est avérée un atout pour l’économie nationale est devenue source de fragilité pour certaines régions notamment après le démantèlement des accords multifibres et l’accroissement de la concurrence des pays tels la Turquie, l’Egypte et la Chine.
Ainsi, le secteur de l’habillement et de fourrures a connu un recul annuel moyen des investissements de 9,6% depuis 2000 pour atteindre 496,6 millions de dirhams en 2007 ce qui s’est traduit par une perte annuelle moyenne de 1% de l’emploi dans ce secteur. Ce constat est d’autant plus alarmant compte tenu de la tendance exportatrice de ce secteur qui réalise l’un des taux d’exportation les plus élevés au niveau national avec une moyenne de 89% sur la période 2000-2007.
Par ailleurs, la population active occupée avoisine 10 millions en 2007. Le secteur de l’agriculture, de la pêche et la sylviculture est la principale source d’activité avec une part de 42,1% de la population active. Le secteur industriel, deuxième employeur au niveau national, emploie 12,7% de la population active. Le commerce et “l’administration générale et les services sociaux fournis à la collectivité” occupent respectivement 12,5% et 10,2% de cette population. Cette répartition sectorielle, maintenue depuis 2000, témoigne d’une stabilité sectorielle de l’emploi sur le plan national.
Toutefois, cette constance de la répartition sectorielle ne doit pas masquer les évolutions au sein même des secteurs. L’emploi dans l’industrie manufacturière a évolué à la baisse passant de 16,1% en 1982 à 11,5% en 2007, soit une perte de 4,6 points. Cette diminution est due essentiellement à l’adoption de processus de production de plus en plus automatisés nécessitant moins de main-d’œuvre et à l’externalisation de certains emplois vers le secteur tertiaire.

Mohamed Kadimi
Lundi 15 Juin 2009

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