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Selon le Haut commissariat au Plan : La croissance tendra vers la baisse en 2010




Selon le Haut commissariat au Plan : La croissance tendra vers la baisse en 2010
Dans un contexte où la communauté internationale s’interroge à la fois sur les effets et la durée de la crise mondiale actuelle et sur les perspectives d’un rebondissement éventuel, l’économie nationale pourrait se développer à un rythme modéré d’environ 2,4%, en 2010.
Selon la dernière note du Haut commissariat au Plan (HCP), la demande intérieure,  principal moteur de la croissance économique nationale depuis le début des années 2000, serait marquée par un essoufflement en 2010, et s’accroîtrait de 3,1% en volume au lieu de 5,9% en 2009. En revanche, la hausse des prix serait maitrisée aux alentours de 2% en 2010. Le HCP explique que la contribution de la demande intérieure à la croissance économique passerait de 10,9 points en 2008 à 6,7 points en 2009 et à 3,4 points en 2010. Ainsi que la valeur ajoutée des activités primaires accuserait, globalement, une baisse d’environ 5%, alors que celle des secteurs non agricoles devrait connaître une hausse de 3,9% au lieu de 2,3% en 2009.
Les échanges extérieurs, quant à eux,  continueraient à dégager un allègement de leur contribution négative à la croissance économique. Celle-ci passerait de -1,5 point en 2009 à environ moins d’un point en 2010. Le déficit du compte courant extérieur s’accentuerait, toutefois, pour atteindre 6,4% du PIB en 2010. De l’ensemble de ces prévisions, il ressort que le partage de la valeur ajoutée par secteur institutionnel montre que les ménages (y compris les entrepreneurs individuels) ont vu leur part suivre une tendance baissière depuis 1998, passant de 43,8% à 36% en 2009 et à 35,1% en 2010. En revanche, celle des entreprises passerait de 40,2% en 1998 à 47,4% en 2009 et à 48,7% en 2010 explique la note de HCP. Quant à la part des administrations publiques, elle se maintiendrait aux environs de 16% de la valeur ajoutée totale en 2009 et 2010 au lieu de 17% en moyenne annuelle de la période 1998-2008.
De ce fait, le HCP souligne que l’impact de la récession économique mondiale sur l’économie marocaine semble avoir été marqué par trois périodes. Dans un premier temps, les impacts se sont manifestés par le revirement de tendance de certains indicateurs macroéconomiques à partir de l’année 2007 et début 2008. L’accentuation des déficits en 2008, après des excédents successifs dans le compte courant extérieur durant la période 2001-2006, a constitué, en fait, le premier impact de la baisse de la demande mondiale au Maroc, sans toutefois affecter la production sectorielle et le rythme de croissance de l’économie nationale. La  seconde période entamée au deuxième semestre 2008 et début 2009, est marquée par l’amplification des déficits extérieurs, conjuguée à un recul de la production de certaines activités orientées vers le marché mondial, entraînant un ralentissement des activités non agricoles.
Quant à la troisième période, où l’impact affecterait le domaine social, elle débuterait à partir du second semestre 2009. Elle serait caractérisée par la baisse accentuée de la  production de certaines activités nationales et une hausse du taux de chômage. Celui-ci est passé de 9,6% en 2008 à 10,2% en 2009 et à 10,5% en 2010, engendrant, ainsi, une décélération du pouvoir d’achat des ménages. La consommation par tête augmenterait d’environ 1,2% en volume en 2010 au lieu de 4% en 2009 et 8,2% en 2008.
En ce qui concerne l’année 2009, le HCP  souligne qu’elle connaitrait une baisse des prix à l’importation de l’ordre de 10,8%. Toutefois, elle serait suivie d’une hausse de 2,6% en 2010, en raison  d’un éventuel rebondissement des prix de pétrole et des autres matières premières, qui accompagnerait la relance de l’économie mondiale attendue en 2010.  La demande intérieure, malgré son ralentissement prévisible, devrait continuer à être soutenue par la progression de l’investissement public en 2009 et 2010, qui compenserait la baisse des investissements directs étrangers. De même que la balance courante dégagerait un déficit en hausse, ce qui amènerait les instances financières et monétaires à affronter la question de la solvabilité des finances extérieures et partant du financement de l’économie de manière générale.
La note de HCP rappelle que le budget économique prévisionnel 2010, présentera de nouvelles perspectives pour l’économie nationale, en prenant en considération les dispositions qui seront prises dans la loi de Finances pour l’année 2010 après son adoption par le Parlement.


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Mercredi 24 Juin 2009

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