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Selon l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib : Climat des affaires de plus en plus morose




Selon l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib : Climat des affaires de plus en plus morose
Pour la première fois depuis le troisième trimestre de 2009, le climat des affaires a été considéré comme défavorable par Bank Al-Maghrib qui vient de rendre publique son enquête mensuelle de conjoncture relative au troisième semestre de l’exercice courant.  
En effet, après avoir été considéré comme étant globalement bon pendant le deuxième semestre de 2012, le climat général des affaires a été considéré défavorable par 17% des industriels, 73% l’ont jugé moyen et 11% l’ont considéré comme bon, soit un solde d’opinion négatif de 6%.
Les chefs d’entreprises sondés ont indiqué que le développement de la production est freiné par deux entraves principales qui ont affecté le développement de la production, à savoir la faiblesse de la demande avec 35% des réponses et l’accentuation de la concurrence avec 29% des réponses.
En termes d’approvisionnement, 68% des entreprises ont estimé que l'approvisionnement était normal durant le troisième trimestre 2012, 27% l'ont jugé facile et 5% déclarent avoir éprouvé des difficultés d'approvisionnement, soit un solde positif de 22%. Malgré ce solde positif, le niveau  des stocks de matières premières détenus par les entreprises est jugé inférieur à la normale pour le troisième trimestre consécutif.
Du côté du climat social, il a été qualifié de «calme» par la majorité des chefs d’entreprises enquêtés (97%), tandis que 3% l’ont estimé «tendu» au cours du troisième trimestre 2012,
Cette enquête a, par ailleurs, pointé du doigt le renchérissement du coût unitaire de production, qui a augmenté au cours du troisième trimestre 2012 avec un solde d'opinion de 49%, en hausse de 44 points par rapport au trimestre précédent.
 A noter que cette augmentation des coûts de production, qui est attribuée essentiellement au renchérissement des matières premières énergétiques avec un solde d'opinion de 55%, a concerné l'ensemble des branches à des degrés divers.
Au niveau sectoriel, les coûts financiers et salariaux ont été identifiés comme étant les principaux facteurs de progression des coûts respectivement dans les branches mécaniques et métallurgiques et les industries du textile et du cuir, tandis que la hausse des prix des matières énergétiques a affecté notamment les industries chimiques et parachimiques.
Dans ce sens, les coûts des matières premières non énergétiques ont pour leur part constitué la principale source d'augmentation du coût unitaire de production dans les industries agroalimentaires et les industries électriques et électroniques.
Cette enquête montre, par ailleurs, que les dépenses d’investissement réalisées au cours dudit trimestre ont globalement marqué une baisse par rapport au trimestre précédent. A très court terme, les industriels anticipent la poursuite de cette évolution avec un solde négatif de 11%.
S’agissant de la structure du financement des investissements envisagés à court terme, 75% des industriels enquêtés envisagent de compter sur leurs propres fonds, autrement sur l’autofinancement, suivi du crédit bancaire avec 14%, du crédit-bail avec 6% et de l’augmentation de capital avec 2%.  L’accès au financement bancaire a été jugé généralement difficile avec un solde d’opinion de 21%. Et ce, du fait que le coût du crédit a connu  une augmentation dans l’ensemble des branches, essentiellement dans les industries chimiques et parachimiques.
Rappelons dans ce sens que la raréfaction des liquidités bancaires, qui a atteint des niveaux inquiétants au cours de l’exercice courant, a suscité l’intervention de la Banque centrale par  un recours aux adjudications qui a atteint des niveaux record et qui est devenu quasi-systématique et revêt un caractère structurel, étant entendu qu’en principe, ces injections doivent se faire de façon conjoncturelle et ponctuelle dans l’objectif de pallier le manque de liquidités du système bancaire.  
Par ailleurs, l’enquête de BAM montre que les industriels s’attendent à une amélioration du climat des affaires pendant le quatrième trimestre, particulièrement dans les industries agroalimentaires et les industries du textile et du cuir. Une affirmation qui a été martelée pendant le deuxième semestre sauf que la réalité a été autre.
En publiant ce rapport, Bank Al-Maghrib a remis en cause le travail effectué par la Commission nationale de l'environnement des affaires (CNEA) qui formalise le dialogue entre les secteurs public et privé.

MOHAMMED TALEB
Samedi 20 Octobre 2012

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