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Séisme de 1960 : Un site Internet pour transcender le drame




Lundi 29 février 1960. Malgré l'hiver, la journée était splendide. Du soleil, pas le moindre souffle de vent, une mer bleu azur et beaucoup d'insouciance. Le calme avant la tempête ? Assurément. Témoignage : « Trois semaines avant le séisme, il y avait un drôle de temps, un vent de sable, un ciel d'un gris bizarre. Ce 29 février 1960, on entendit un bruit bizarre du côté de la mer. La terre avait comme grogné », écrit l'un des rescapés, Lahcen Boujelli (âgé de huit ans alors) sur le site http://www.agadir1960.com. Et pourtant, en ce troisième jour du Ramadan de l'an 1379 de l'Hégire, « l'animation était plus vive la nuit que la journée. Ce soir, je me couchais comme d'habitude très tôt, car le lendemain il fallait aller à l'école. Je ne savais pas que c'était la dernière fois que je verrais mes parents », précise-t-il.
Autre témoignage aussi poignant, celui de Jean Randazzo, capitaine de la marine marchande, mérite également citation : «Le 23 février 1960, vers 12 heures, la ville a été secouée par un léger tremblement de terre sans aucune conséquence. Je pensais qu'il s'agissait d'un réveil de volcan aux îles Canaries. Une semaine plus tard, le 29 février 1960 à 11h 45, nouvelle secousse plus forte que la précédente, des lézardes de murs ont été signalées dans certains bâtiments. J'ai en mémoire des phénomènes qui se sont produits ce jour-là au port : plusieurs rats sortaient des magasins d'entrepôt de marchandises. Ce jour-là a été un sujet de conversations contradictoires, certains voulaient quitter la ville, d'autres pensaient que ces secousses étaient passagères et sans gravité, n'ayant jamais entendu parler de tremblement de terre à Agadir avant ».  Et pourtant à 23h 40 minutes, un tremblement de terre d'une durée de 15 secondes et d'une magnitude de 6,7 sur l'échelle de Richter s'est produit. La ville entière fut alors « secouée comme par une main gigantesque ». Le sol a été soumis à un brutal va-et-vient « dirigé selon l'axe nord-sud » en même temps qu'à une puissante ondulation. Ce qui a ébranlé les immeubles, les tordant comme des roseaux ou les brisant comme de simples jouets.
Les quartiers de Founti, Talborj, la Casbah, … sont entièrement détruits. Entre 12.000 et 15.000 victimes sont à déplorer.

A.S
Mercredi 20 Octobre 2010

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