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Scolarisation et abandon scolaire au centre des débats


Colloque international organisé par
le CNDH à Rabat



Scolarisation et abandon  scolaire au centre des débats

Le droit à l’éducation est un droit fondamental, indispensable à l’exercice de tous les autres droits de l’Homme. Il promeut la liberté individuelle et l’autonomisation et apporte des bénéfices importants en matière de développement. Cependant, au Maroc bon nombre d’enfants et d’adultes restent privés de la possibilité de s’éduquer, le plus souvent à cause de la pauvreté. Mieux encore, l’abandon scolaire est suspendu comme une épée de Damoclès sur ceux qui ont eu la chance d’être scolarisés. Des questions qui n’ont pas manqué d’interpeller le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). C’est ainsi qu’il organise en partenariat avec le Comité de soutien à la scolarisation des filles rurales (CSSF), un colloque international sous le thème « Droit d’accès à l’éducation et lutte contre l’abandon scolaire ». La manifestation qui aura lieu les 6 et 7 décembre prochain verra la participation d’une palette d’experts nationaux et internationaux qui enrichiront les débats. Elus, acteurs privés, société civile, syndicats d’enseignants, agences onusiennes feront également le déplacement. 
S’il est un sujet qui a toujours déchaîné les passions et fédéré des moyens humains et matériels conséquents, c’et bien le système éducatif. Charte nationale, Plan d’urgence, les réformes se suivent et ne se ressemblent pas. La recette magique, s’il en existe une, n’a toujours pas été découverte. Pourtant tout s’y prête, en fait. 
A titre d’exemple, la Constitution de 2011 consacre la protection et la promotion des droits fondamentaux ainsi que le bannissement de toute forme de discrimination dans tous les domaines. Concernant le droit à l’éducation, plusieurs dispositions y sont inscrites. Il en est ainsi de l’article 5 qui prévoit une loi organique qui permettra, entre autres, de fixer les modalités de l’intégration de la langue amazighe dans l’enseignement. L’article 19 instaure l’égalité en droit entre les hommes et les femmes ainsi que la parité. Plus loin, l’article 31 souligne clairement la responsabilité de l’Etat, des établissements publics et des collectivités territoriales, qui doivent assurer et veiller au droit d’accès des citoyennes et des citoyens à une éducation moderne, accessible et de qualité. Quant à l’article 32, il assure la protection de l’enfant et garantit son droit d’accès à l’enseignement fondamental. Et puis l’article 34 consacre les droits des personnes à besoins spécifiques… 
A ces dispositions, s’ajoutent celles relatives à la création des instances de promotion du développement humain et durable et de la démocratie participative, parmi lesquels figurent le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique et le Conseil consultatif de la famille et de l’enfance. 
En somme, tous les ingrédients à même de faire aboutir la grande réforme sont disponibles, encore faut-il avoir la volonté politique pour cela. Croisons les doigts pour que cette rencontre internationale en jette les jalons. 
 

Nezha Mounir
Lundi 17 Novembre 2014

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