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Scolari: je demande pardon




Scolari: je demande pardon
Le sélectionneur brésilien 
Luiz Felipe Scolari a "demandé pardon" aux Brésiliens pour 
la pire défaite de son histoire contre l'Allemagne.
 
Quel est votre sentiment? 
 
"On a fait de notre mieux. Mais, au peuple brésilien, je demande pardon pour ce résultat négatif, pardon pour ne pas avoir atteint la finale mais on va continuer à travailler et on va jouer la troisième place à Brasilia. Je remercie aussi les supporteurs pour leur soutien, parce qu'ils nous ont soutenus même après 5-6-7-zéro."
 
Vous avez un retard tactique? 
 
"On n'est pas en retard (...) On a fait match nul avec le Chili et on a battu la Colombie qui était la révélation du tournoi. Il s'est passé quelque chose de différent de ce que nous faisons d'habitude... On a pris des buts à la 23e, 24e, 26e, 29e... C'était un blanc total." 
 
Qui est responsable?
 
"Qui est responsable? Qui est responsable quand l'équipe se présente sur le terrain? Qui est entraîneur? Qui est responsable des choix? C'est moi. Le résultat est catastrophique. Le résultat peut être partagé entre tous parce que les joueurs ont demandé à partager la responsabilité. Mais toute la partie tactique, c'est moi. Le responsable, c'est moi. C'est probablement ma pire défaite. J'ai perdu d'autres matches comme joueur et entraîneur (...) mais je crois que c'est la pire journée de ma vie. J'ai fait ce que pensais être le mieux pour mon équipe. On a travaillé et on a subi une défaite ici. C'est la troisième depuis que j'ai pris le poste il y a un an et demi, mais cette défaite est horrible... 7-1." 
 
Que s'est-il passé?
 
"On a été en difficulté tout de suite. On a pris le premier but sur corner et après il y a eu ces cinq minutes de manque de contrôle. De passage à vide. Ce n'est pas normal mais ça peut arriver. Après, à 5-0, on ouvre le jeu pour essayer de revenir et contre une équipe de la qualité de l'Allemagne... Les Allemands ont transformé leurs occasions, c'est une équipe de grande qualité. On a essayé de courir derrière le résultat pour faire au moins honneur au maillot."
 
Le bilan? 
 
 "De l'équipe qui a perdu ce soir, il y aura 12, 13, 14 joueurs qui seront probablement au Mondial 2018. C'est le chemin qu'il faut suivre. L'équipe allemande est composée de joueurs qui étaient au Mondial-2010, qui étaient à l'Euro-2008. Il y a dans cette équipe plusieurs joueurs qui ont plus de 120 sélections. C'est la pire défaite du Brésil, c'est horrible, moche... Mais, il faut apprendre avec ça."
 
 Avez-vous des regrets?
 
"Pas de regret. J'imaginais qu'en revenant en défense, Hulk, Bernard, Oscar pourraient fermer le milieu. Jusqu'au but, ça allait mais après on s'est désorganisé. On était en panique. Et tout a fonctionné à merveille pour eux et tout allait de travers pour nous." 
 
C'est la faute à la pression?
 
"On savait dès le début qu'en jouant à la maison, il fallait être champion. Ce n'était pas une pression. Les joueurs ont fait ce qu'ils pouvaient. Ils sont arrivés au sixième match. Ça n'a pas marché pendant dix minutes, ça ne sert à rien de chercher des explications ailleurs. Il y a eu dix minutes (de passage à vide). L'Allemagne, qui a été merveilleuse, a su en profiter. On ne va pas chercher des excuses, sur l'hymne, sur l'émotion. L'Allemagne a réussi à décider du match en deux-trois actions. Ils ont profité de ce passage à vide. Après 5-0 c'est dur de renverser le match, presque impossible contre une équipe qui a une qualité comme l'Allemagne. C'était le jour où tout a réussi à l'Allemagne. Ils ont joué leur meilleur match du Mondial et nous le pire."
 
Neymar aurait-il changé quelque chose?
 
"Neymar est un attaquant, il n'aurait pas pu défendre sur les buts. Il n'y a pas de raison d'imaginer que cela aurait été différent avec lui."
 
Qu'allez-vous faire maintenant? 
 
"Il faut s'asseoir, analyser tout ce qui s'est passé. Beaucoup des joueurs seront dans les prochaines convocations. Ça montre que ce match a été atypique (...) Il faut savoir assimiler cette défaite, la pire défaite du Brésil même en amical. Mais ça arrive, et la vie va continuer. Tout le monde va continuer à vivre."
 
Quelle était l'ambiance dans le vestiaire? 
 
"Horrible. (...) Personne n'attendait ce résultat mais on va travailler pour récupérer le mental. La majorité de ces joueurs joueront à haut niveau avec leurs clubs et continueront en sélection. La vie ne se termine pas avec cette défaite". 

Jeudi 10 Juillet 2014

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