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Scolari a plus d'un tour dans son sac




Scolari a plus d'un tour dans son sac
Forfait de Neymar oblige, le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari est face à des choix cruciaux et 200 millions de Brésiliens comptent sur lui pour trouver une solution à un problème apparemment insoluble.
Si le Brésil sera à 11 sur le terrain contre l'Allemagne en demi-finales, personne ne peut remplacer Neymar et Scolari a le choix entre faire un coup tactique et changer son système ou le garder. 
A-t-il une botte secrète? Le coach ne dévoilera certainement pas ses batteries même si les journalistes voient l'une ou l'autre chose à l'entraînement. 
Vainqueur du Mondial-2002, demi-finaliste du Mondial-2006 et au moins demi-finaliste du Mondial-2014 (recordman des victoires consécutives en Coupe du monde): on aime ou on n'aime pas Felipao, son jeu, ses choix, ses manières de +Beauf+, sa mauvaise foi, mais les résultats sont là.
Ses détracteurs disent qu'il est têtu et que son football est simpliste. Ses zélateurs soulignent sa force de caractère, sa fidélité et sa persévérance.
Têtu, il l'est. En 2002, il avait résisté à la pression populaire et au président de la République qui lui demandait d'intégrer Romario dans la sélection brésilienne. Il avait ensuite remporté le Penta (5e titre) sans le +Baixinho+.
Il était sans doute le seul à pouvoir résister à l'énorme pression pour ce Mondial au pays. Et il a aussitôt redressé la barre d'une seleçao malade, avec une victoire lors de la Coupe des Confédérations.
Ses choix clairs sont parfois controversés mais toujours assumés: mise à l'écart de certaines vieilles gloires (Ronaldinho, Robinho, Kaka), confiance à des joueurs peu côtés (Julio Cesar ou Fred). Scolari a créé sa "famille".
 
Têtu mais pas obtus
Quelques exemples de réussite pendant ce Mondial résument son fonctionnement.
Paulinho, un de ses hommes clé, a été médiocre en début du Mondial et critiqué par la presse. "J'ai une confiance aveugle en Paulinho", répond Scolari, qui le titularise contre le Cameroun avant de le remplacer à la pause et de le mettre sur le banc en 8e. Felipao espérait que son joueur retrouverait son niveau, mais si Scolari a été patient, il n'a pas joué avec le feu non plus.
Même constat pour Dani Alves. Le coach lui a fait confiance quatre matchs pendant lesquels le latéral droit n'a jamais atteint son niveau. Pendant ce temps, il a fait des essais avec Maicon à l'entraînement et c'est ce dernier qui a joué contre la Colombie. Si Felipao aime laisser du temps à ses joueurs, il sait coacher et n'hésite pas à le faire.
Contre la Colombie, Scolari savait que son équipe était moins brillante, mais il a multiplié les déclarations sur le beau jeu et indiqué qu'il n'y avait pas de "guerre" contre la Colombie, (contrairement à Argentine, Chili ou Uruguay). Mais, sur le terrain, il y a bien eu une guerre lancée par les Brésiliens, qui ont réussi à casser le jeu colombien, tout en s'affichant comme les plus vertueux du monde. Difficile de croire qu'il n'est pas derrière ce durcissement.
Gourou d'une secte
Depuis le penalty controversé en faveur de Fred, Scolari essaie de faire mousser toute décision litigieuse contre lui. Objectif: faire croire que depuis ce penalty généreux le Brésil a les arbitres contre lui, avec probablement l'intention d'obtenir des décisions plus favorables de la part des hommes en noir. 
Scolari sait donner confiance à ses joueurs et tous rendent souvent hommage à leur patron, comme s'il s'agissait d'un gourou. Thiago Silva a affirmé que peu lui importait l'avis des gens tant qu'il avait le soutien du "commandant". Oscar, David Luiz et Julio Cesar ont fait des déclarations similaires.
La force de +Felipao+ est qu'il sait aussi déléguer, Sur la plan mental, une psychologue Regina Brandao intervient régulièrement. Les joueurs ont perdu leurs moyens contre le Chili, submergés par l'émotion, mais Scolari a réussi à éteindre l'incendie avec son aide.
Dans un premier temps, les joueurs se sont présentés devant les médias, assumant leurs pleurs avec des explications positives, pour ensuite réagir sur le terrain, à l'image de Thiago Silva, en larmes contre le Chili mais exemplaire contre la Colombie. 
Scolari a sans doute d'autres cartes dans la manche. Même s'il donne parfois l'impression d'être un entraîneur à l'ancienne, l'homme n'est jamais pris au dépourvu. 

Compteur remis à zéro
 
Les joueurs qui ont reçu un seul carton jaune jusqu'ici au Mondial-2014 voient leur "compteur" remis à zéro à partir des demi-finales du Mondial-2014. 
Listes des joueurs par équipes (ordre alphabétique) dont les compteurs sont remis à zéro:
Allemagne: Howedes, Lahm
Argentine: Di Maria, Garay
Brésil: Dani Alves, Jo, Hulk, Ramires
Pays-Bas: Blind, De Guzman, De Vrij
 


AFP
Mardi 8 Juillet 2014

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