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«Save Casablanca», une initiative à conjuguer au pluriel

Aiguiser le sens civique des citoyens




«Save Casablanca», une initiative  à conjuguer au pluriel
«Parce qu'on ne peut accepter la ruine et la destruction qui touchent la mémoire de notre ville (Casablanca)… ». C’est sans doute animée par ce  sens civique que Mouna Hachim, écrivain et chroniqueuse doublée d’une militante dans l’âme,  a créé la page Facebook «Save Casablanca». 
 Une initiative inspirée de «Save Marrakech» et qui «devrait se conjuguer au pluriel pour couvrir toutes les autres villes du Royaume», a indiqué une militante associative. Et d’ajouter: «Un objectif fort réalisable en soi mais qu’il faut médiatiser encore et encore». Tout un chacun est interpellé. «Vous êtes témoin d'une nuisance à Casablanca? Envoyez-nous vos photos, l'adresse exacte de cette nuisance et le nom de l'arrondissement et nous nous chargeons d'envoyer un recommandé au président de l'arrondissement », lit-on sur cette page qui connaît un vrai engouement des citoyens. Preuve en est que trois mois à peine après son lancement, en septembre dernier, elle compte déjà 7881 membres. Les Casablancait veulent y croire et ne comptent pas baisser les bras. D’ailleurs,  agissant ainsi, les créateurs du site placent la balle dans leur camp. Une façon de les responsabiliser et de mieux les impliquer dans la gestion de leur cité. Pour ce, il faut aller au-delà des paroles et passer aux actes car jusqu’ici on ne fait que dénoncer. Dans ce sens, le site s’engage à assurer le suivi de toutes les doléances voire à  relancer les parties concernées si rien n’a été entrepris au bout de plusieurs semaines afin que cessent les nuisances. Les responsables n’auront d’autre choix que de réagir en prenant les mesures qui s’imposent. Et là, il y a à faire. En effet,  la capitale économique est victime de son essor et souffre d’un gros déficit de gouvernance. Ce qui fait dire à Mouna Hachim que les problèmes de Casablanca sont devenus, à ce niveau, insurmontables.  En effet, entre disparités sociales, absence d'espaces verts et problèmes d'hygiène, de circulation et de transport,  les exemples ne manquent pas. Les internautes ne cessent d’en apporter les preuves vivantes à travers leurs différentes contributions dans les réseaux sociaux étayées par des photos se passant  de tout commentaire. Et, les choses commencent apparemment  à bouger. L’interactivité entre les membres du groupe et les responsables locaux  est en train de s’établir.  Une situation relayée aussi bien  par la page Facebook du groupe que par la presse. 
Gageons pour une bonne continuation de  cette aventure citoyenne. Toutes les initiatives sont les bienvenues afin de rendre à  la capitale économique la place qui lui revient dans le concert des grandes métropoles mondiales. Un exemple à suivre par les  autres villes et régions du Maroc. 

Nezha Mounir
Jeudi 23 Janvier 2014

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