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Sauvegarde de l’environnement à Jorf Lasfar : L’Office chérifien des phosphates interpellé




Sauvegarde de l’environnement à Jorf Lasfar : L’Office chérifien des phosphates interpellé
De par son rang, l’homme assume une responsabilité particulière envers la nature. Certes, l’être humain occupe une position plus élevée que la nature, dont il a la capacité de découvrir les secrets, ce qui lui permet de maîtriser son environnement, mais cette capacité lui impose d’utiliser ses pouvoirs à des fins bénéfiques.
L’exercice approprié de cette responsabilité est la clé qui détermine si son génie inventif produit des résultats bénéfiques ou crée des ravages dans le monde matériel.
 La nature est exploitée par l’homme qui, en cultivant la terre, en domestiquant l’animal, aide à son développement. L’importance de l’agriculture et celle de la science, sont soulignées. Mais l’action de l’homme doit respecter une limite, qui est celle de la modération.
« En toute chose, la modération est nécessaire. Si une chose est faite avec excès, elle est source de mal… », a dit un jour un penseur. Des écrits plus récents abordent la question de l’environnement de manière plus concrète.  Effendi parle en 1951 de «protection du monde physique» et d’«héritage des générations futures». Pour d’autres, les problèmes environnementaux ne pourront toutefois être résolus qu’à l’échelle mondiale, dans le cadre d’une confédération réunissant toutes les nations.
Notre pays qui ne peut être exclu du club des pollueurs du fait qu’il contribue relativement à la dégradation de l’environnement, progrès industriel, et croissance démographique obligent.
Les pouvoirs publics ne sont jamais restés passifs puisque les retombées de tels comportements agressifs vis-à-vis de la nature ont des conséquences désastreuses sur l’homme, l’écosystème et l’économie. Ils ont réagi en adoptant des textes législatifs qui n’ont pas été appliqués. Par conséquent, la gestion de cette  problématique  à travers une approche administrative et juridique a montré ses limites ; d’où la nécessité d’adopter une autre approche plus rationnelle.
Ainsi  la  tendance actuelle manifestée lors des différentes occasions relatives à l’environnement est de mettre en œuvres des outils économiques et financiers incitatifs afin  que les acteurs modifient leurs comportements. Nous avons quelques éléments qui sont déjà mis en œuvre selon des spécialistes environnementaux :  c’est l’application  du principe universellement admis du pollueur-payeur, c’est-à-dire que  le coût de la pollution doit être pris en charge par les acteurs pollueurs. Mais concrètement, ces programmes tournent autour de la gestion plus efficace des déchets solides,  de l’épuration des eaux usées, des émanations toxiques émises par les usines et les véhicules et plus généralement  les gaz à effet  de serre…
Cette tendance étant prometteuse, nécessite la mise en place des décrets d’application qui mettront du temps à voir le jour au moment où notre environnement subit des  préjudices  irréversibles.
Par ailleurs, comme le bruit constitue une nuisance, des législations de nombreux pays imposent des restrictions sur l'intensité sonore dont le seuil maximal peut dépendre des heures. Des mesures particulières ont été prises (par exemple, volume sonore lors d'un concert). Une signalétique internationale est mise en application (dont le panneau Silence hôpital a été précurseur) alors que chez nous on parle peu de cette nuisance voire jamais, d’autant que les textes et lois sont toujours rangés dans les tiroirs.
A-t-on jamais entendu parler des sanctions prises à l’encontre de l’OCP qui est considéré comme le pollueur numéro 1 au Maroc ? On sait pourtant que Jorf Lasfar est destiné à devenir la première technopole et le plus grand centre de production d'engrais phosphatés  au monde. Y-a-t-il un contrôle de l’environnement hormis celui effectué par l’OCP lui-même et dont les indicateurs sont tous au vert ? Or la réalité est tout autre, l’asphyxie  vous monte à la gorge juste en passant à côté. Le principe du pollueur-payeur sera-t-il appliqué?
Nous sommes responsables de bien des désastres et nous préconisons des solutions provisoires, sachant que protection de l’environnement et développement de l’individu sont intimement liés : « Nous avons besoin d’un changement de cœur, d’un nouveau cadre pour toutes nos conceptions et d’une nouvelle orientation pour nos activités. La vie intérieure de l’homme ainsi que son environnement extérieur doivent être remodelés si nous voulons assurer le salut de l’humanité.»

Abdelilah Nadini
Lundi 18 Mai 2009

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