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Sans conviction, les Grecs optent pour l’Euro




La majorité des quotidiens grecs exprimait son soulagement lundi après la victoire à l'arraché des partis favorables à la poursuite des réformes imposées par l'Union européenne et le FMI.
"Un verdict en forme de soupir de soulagement", titre le quotidien de centre-droit Kathimerini en réaction au résultat de dimanche qui a vu le parti conservateur Nouvelle démocratie (ND) l'emporter sur la formation de la gauche radicale Syriza.
Le parti dirigé par Antonis Samaras, qui s'est engagé à maintenir le pays dans la zone Euro moyennant un aménagement du mémorandum, contrôle 129 sièges sur 300 au Parlement. Le parti socialiste Pasok, susceptible de former avec la ND un gouvernement de coalition, a obtenu 33 sièges.
L'addition des deux forces suffit pour donner au pays une majorité et éviter que ne se reproduise le scénario du précédent scrutin, qui avait obligé les Grecs à retourner aux urnes.
"Il y a un terrain stable pour un gouvernement de coalition", a observé Kathimerini. "Un vote d'espoir", souligne de son côté le quotidien Eleftheros Typos, qui soutient également le nouveau parti au pouvoir.
Le quotidien de centre-gauche Ethnos a estimé qu'un "mandat clair" avait été donné à un gouvernement qui garde la Grèce dans la zone Euro et renégocie les conditions du plan de sauvetage, tandis que le quotidien des affaires Naftemporiki titrait, satisfait: "Message des urnes: rester dans l'Euro".
"Un gouvernement, tout de suite"!, exige en une le quotidien de centre-gauche Ta Nea, qui se félicitait que la Grèce soit enfin sortie de "l'impasse politique".
Le quotidien Avghi, l'organe du Syriza, arrivé en seconde position avec 71 députés, réclamait en Une "un gouvernement de tous les Grecs".
Car si les électeurs ont clairement manifesté leur volonté que la Grèce reste dans la zone Euro, ils ont également exprimé leur rejet des mesures d'austérité draconienne jugées responsables de la profonde récession qui sévit dans le pays.
Mais un "gouvernement de tous les Grecs" semblait hautement improbable, le chef de Syriza lui-même, Alexis Tsipras, ayant exclu de participer à un gouvernement d'union nationale.
Au total, les partis opposés au mémorandum vont réunir 121 députés dans la nouvelle Chambre.
Les discussions pour former un gouvernement doivent débuter lundi sous la houlette du chef de l'Etat Carolos Papoulias, qui doit recevoir M. Samaras dans la journée.
"Le pays n'a pas une minute à perdre", a déclaré ce dernier tard dans la soirée dimanche. "Nous demandons à toutes les forces politiques qui partagent l'objectif de garder la Grèce dans la zone Euro de rejoindre un gouvernement d'unité nationale", a-t-il ajouté.

AFP
Mardi 19 Juin 2012

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