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Saïd El Imam, compositeur et préparateur d'émissions télé : “L'audiovisuel a fait de grands progrès, mais des réformes urgentes devront être initiées”




Saïd El Imam, compositeur et préparateur d'émissions télé : “L'audiovisuel a fait de grands progrès, mais des réformes urgentes devront être initiées”
La vie médiatique dans notre pays présente des aspects variés. Elle reste globalement positive,
malgré l'improvisation
et le manque de visibilité qui l'entachent parfois.
C'est le point de vue
de Saïd El Imam,
compositeur et
journaliste, ayant débuté sa carrière dans la presse écrite. Il a  aussi préparé
des émissions de
divertissements sur la deuxième chaîne.
Libé l'a rencontré
à l'occasion du débat actuel sur la scène médiatique marocaine.

Libé : Tout d'abord quelles sont vos nouveautés sur le plan artistique ?

Said El Imam : En toute modestie, je peux vous affirmer que ma présence sur la scène artistique a été fortement marquée durant cette saison. J'ai composé et enregistré beaucoup de chansons au Maroc et au Caire. La dernière chanson  « Le Maroc est mon pays », a été interprétée par la chanteuse Leila Almaghribiya sur des arrangements de l'artiste égyptien Adil Ayache et diffusée par des radios nationales,. Elle a plu au public. Je l'ai dédiée à SM le Roi Mohammed VI et au peuple marocain. Cette chanson appelle les Marocains à plus de fraternité et d'entraide pour la construction d'un Maroc moderne.

Qu'en est-il de votre participation au jury de l'émission Arab Idol?

J'ai été membre du jury lors du casting de cette émission à Casablanca.  J'ai fait partie du comité de présélection, qui a choisi les 40 meilleures voix. Sept d'entre elles ont gagné la confiance du jury. Je souligne que ma présence en tant qu'artiste marocain parmi le jury d'Arab Idol, n'a pas plu à certains esprits chagrins qui ont mené une véritable campagne de dénigrement à mon encontre dont une certaine presse s'est fait l'écho. Mais j'en fais peu cas, bien entendu.
Vous avez participé à la préparation de plusieurs émissions artistiques sur 2M, ce qui vous a permis d'acquérir une expérience solide. Quelles sont vos nouveautés dans ce domaine ?   
J'ai travaillé avec dévouement et sincérité aux côtés de mes collègues à 2M, pour le développement des émissions artistiques, afin qu'elles répondent aux exigences de modernité, tout en respectant la ligne éditoriale de la chaîne. Aujourd'hui, j'ai un certain nombre de propositions et d'initiatives, dans le but d'accéder à ladite  modernité et de sortir du cercle étroit des préjugés et des partis pris. Car seuls le talent et la compétence devront être pris en considération. Le public marocain a aujourd'hui de grandes attentes vis-à-vis des différentes chaînes publiques marocaines.

Que pensez-vous de l'évolution de la scène audiovisuelle au cours de cette dernière décennie ?  

Il y a une importante polémique autour de la scène audiovisuelle au Maroc. Ma modeste expérience dans ce domaine me permet d'affirmer qu'il y a eu un grand progrès, ces dix dernières années et il n'est plus permis d'avoir un discours nihiliste ou foncièrement pessimiste. Il y a une quinzaine d'années, à l'époque où j'étais journaliste et critique TV, on avait beaucoup de mal à persuader les responsables de produire un film-télé ou une émission culturelle ou de divertissement. Mais de nos jours, nos chaînes nationales produisent des dizaines ou plutôt des centaines de programmes et de séries télévisées sans parler de l'intérêt porté par ces mêmes chaînes aux différentes  préoccupations du citoyen. On peut donc dire que le Maroc a su dépasser la crise médiatique avec le minimum de dégâts, contrairement à ce qui s'est passé dans d'autres pays arabes. La politique médiatique menée par Fayçal Laraichi depuis sa nomination à la tête du pôle public, a permis à notre pays de pallier les très grandes difficultés au niveau du champ médiatique. Il a agi de manière à débarrasser « Dar El Brihi » des obstacles qui entravaient son fonctionnement depuis plusieurs décennies. D'autre part, il s'est montré prêt au dialogue avec l'ensemble des acteurs  compétents de la vie médiatique.  De plus, il y a eu d'importantes réformes médiatiques ces dernières années. Et la situation actuelle n'est absolument pas comparable à celle des années 70 ou 80. Mais en dépit de ce qui a été réalisé, d'autres réformes, non moins importantes devront être lancées.
A titre d'exemple, je citerai le problème de la formation continue, de la restructuration et de la création des mécanismes à même de promouvoir les compétences dans le but d'améliorer le rendement et de relever le défi de la concurrence dans le cadre d'une programmation variée. En somme, la situation médiatique dans notre pays appelle à une révision urgente et globale pour satisfaire aux exigences de la modernité.      

Propos recueillis par Mehdi Ouassat
Mardi 27 Septembre 2011

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