Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Rousseff : “La Seleçao au-dessus de la politique”




Rousseff : “La Seleçao  au-dessus de la politique”
La présidente Dilma Rousseff, sifflée et insultée à l’ouverture du Mondial, a appelé dimanche les Brésiliens à ne pas politiser l’événement, en affirmant que “la Seleçao (était) au-dessus de la politique”.
En démocratie comme jadis sous la dictature, “l’équipe brésilienne représente notre nationalité. Elle est au-dessus des gouvernements, des partis et des intérêts de n’importe quel groupe”, a écrit la présidente brésilienne dans une chronique publiée dimanche par le quotidien Folha de Sao Paulo.
Jeudi soir, à l’ouverture du Mondial avec le match Brésil-Croatie à Sao Paulo, des milliers de spectateurs avaient scandé “Dilma, va te faire ...”, en direction de la présidente, assise dans la tribune d’honneur en compagnie de douze chefs d’Etat étrangers.
Ces insultes, inédites par leur virulence, ont eu un écho retentissant au Brésil. Les experts craignent une radicalisation du débat politique avant la présidentielle du 5 octobre, où Mme Rousseff briguera un second mandat de quatre ans.
Amoindries et étouffées par la fête mondiale du football, de petites manifestations souvent émaillées de heurts avec la police se déroulent en marge de la compétition pour critiquer la facture du Mondial et réclamer des améliorations dans la santé, les transports publics et l’éducation.
Mais elles sont sans commune mesure avec les manifestations massives qui avaient ébranlé le géant émergeant d’Amérique du sud en juin 2013, en pleine Coupe des Confédérations. L’immense majorité des Brésiliens préfère vibrer pour le Mondial et remettre à plus tard ses revendications. 
“En 1970, j’étais en prison. A cette époque il y avait des secteurs qui disaient +Si vous soutenez le Brésil, vous fortifiez la dictature+. C’était un non-sens. Pour moi, ce dilemme n’a jamais existé”, souligne dans sa chronique Mme Rousseff, une ex-guerillera arrêtée et torturée sous la dictature militaire (1964-1983).
“J’avais été arrêtée le 16 janvier 1970 et comme maintenant la Coupe (remportée par le Brésil de Pelé au Mexique, NDLR) commençait en juin. Mais plus les matchs avançaient, plus ceux qui étaient en prison ou dehors ont commencé à soutenir de façon passionnée l’équipe brésilienne”, rappelle la présidente.
“Nous vivions sous une dictature. Il n’y avait pas de droit de manifestation, d’organisation, de divergence. Il y avait la torture, la persécution et la répression (...). Mais mes camarades de cellule et moi nous avons toujours soutenu le Brésil. Le football est au-dessus de la politique”, poursuit la présidente.
Contestée par une partie de l’opinion, en particulier dans les couches moyennes et aisées de la population, Dilma Rousseff demeure favorite pour l’élection du 5 octobre.
Certains aspirent même à une défaite de la Seleçao, craignant qu’une victoire ne favorise la réélection de la présidente. 

Mardi 17 Juin 2014

Lu 61 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs